Au moins dix membres d'une coalition d'ex-paramilitaires, intégrée aux forces étatiques en Irak mais englobant des groupes armés pro-Iran, ont été tués dans des frappes américano-saoudiennes, ont indiqué mercredi deux sources au sein du Hachd al-Chaabi à l'AFP.
Dans un premier regain de violence après plusieurs jours d'accalmie, Washington et Ryad ont annoncé avoir visé en Irak dans la nuit des «terroristes» soutenus par l'Iran, en réponse à des attaques contre des cibles américaines et des installations pétrolières saoudiennes.
Les frappes ont visé des positions du Hachd al-Chaabi «à travers plusieurs provinces», mais la plus meurtrière a touché celle de Ninive, dans le nord de l'Irak, et fait 10 morts, a précisé à l'AFP un des deux responsables, indiquant que le bilan allait probablement augmenter.
L'autre source, qui s'exprimait également sous couvert de l'anonymat, a confirmé ce bilan initial.
Le Hachd al-Chaabi, dont certaines composantes pro-iraniennes agissent toujours de manière autonome, a confirmé dans un communiqué «un certain nombre de morts et de blessés» et indiqué que plusieurs bâtiments avaient été endommagés.
Le Hachd al-Chaabi est une alliance de paramilitaires et de factions créée en 2014 pour combattre les jihadistes et est désormais intégrée aux forces armées irakiennes.
Des groupes soutenus par l'Iran disposent de brigades qui opèrent au sein de l'alliance, mais nombre d'entre eux ont la réputation d'agir de leur propre chef.
Dans un communiqué publié mercredi, l'alliance a qualifié les frappes américano-saoudiennes de «dangereuse escalade, de violation de la souveraineté de l'Irak et d'attaque contre ses institutions de sécurité officielles».
Elles ont été menées après que Ryad a affirmé que ses forces avaient intercepté des drones visant des installations pétrolières dans l'est du pays, en accusant des groupes pro-iraniens en Irak.
Mais ceux-ci ont démenti être responsables.
Les groupes armés pro-iraniens les plus actifs sont réunis au sein d'une alliance connue sous le nom de «Résistance islamique en Irak», qui est intervenue en soutien à Téhéran durant la guerre au Moyen-Orient, revendiquant des centaines d'attaques contre des bases américaines en Irak et dans la région.
Mais ils n'ont revendiqué aucune attaque depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran en début de mois.
AFP



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