Liban: plus de 800.000 déplacés sont rentrés dans leurs régions d'origine, selon l'ONU
Des Libanais déplacés circulent entre des tentes bleues installées par le gouvernement pour accueillir les personnes ayant fui leurs foyers et leurs villages, dans la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban, en remplacement des camps de tentes informels établis sur le front de mer de la capitale, le 22 mai 2026. ©Anwar Amro / AFP

Plus de 800.000 personnes déplacées au Liban par le conflit entre Israël et le Hezbollah sont rentrées dans leurs régions d'origine depuis la baisse des hostilités en juin, a indiqué l'ONU.

Ce bilan a été donné dans la nuit de mardi à mercredi, après le début à Rome d'une 7e session de pourparlers, parrainés par les États-Unis, entre le Liban et Israël, qui doit se poursuivre jusqu'à jeudi.

Selon l'OCHA, l'agence humanitaire de l'ONU, «821.077 personnes avaient commencé à regagner leurs zones d'origine au 30 juillet» au Liban, 360.000 autres restant déplacées, dont environ 26.000 accueillies dans des centres d'hébergement publics.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars en tirant des roquettes sur Israël, en soutien à Téhéran.

Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, faisant, selon Beyrouth, plus de 4.300 morts et provoquant, au pic des violences, le déplacement de plus d'un million de personnes.

Les hostilités ont diminué depuis la signature en juin d'un protocole d'accord irano-américain sur le conflit au Moyen-Orient, incluant un cessez-le-feu au Liban, et la conclusion d'un accord-cadre entre le Liban et Israël parrainé par Washington.

Mais le Liban continue de faire état de frappes et de tirs d'artillerie israéliens sporadiques, ainsi que de dynamitages et démolitions dans les villages du sud, où des troupes israéliennes occupent toujours une partie du territoire.

L'OCHA a également indiqué que les dégâts causés aux infrastructures affectent gravement l'accès à l'eau de plus de 700.000 personnes dans le sud, d'où sont  originaires la plupart des déplacés.

L'accord-cadre conclu à Washington prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des «zones pilotes».

Le mouvement chiite a rejeté cet accord et refuse de déposer les armes. Son dirigeant Naïm Kassem a encore fustigé mardi les négociations directes menées entre les deux pays, jugeant qu'elles n'apporteraient «que honte, humiliation et concessions successives» au Liban.

AFP

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