Le deuxième jour du septième round des négociations entre le Liban et Israël a débuté mercredi à Rome, sous parrainage américain, avec pour objectif de faire avancer la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu fin juin entre les deux parties.
Les discussions, qui se tiennent jusqu’au 6 août, réunissent des équipes techniques libanaises et israéliennes. Elles portent notamment sur les «zones pilotes», le redéploiement des forces israéliennes dans le sud du Liban, ainsi que sur les mécanismes liés au désarmement du Hezbollah.
Lors de la première journée des pourparlers, le porte-parole du département d’État américain a indiqué que les discussions visaient à «faire avancer la mise en œuvre complète de l’accord-cadre», en abordant les «zones pilotes, le redéploiement israélien dans le Sud et le désarmement du Hezbollah.
Selon la Chaîne 12 israélienne, Israël n'approuvera pas l'élargissement des «zones pilotes» dans le sud du Liban et s’oppose à tout rôle de la France dans le mécanisme de ces zones. Elle a en outre indiqué qu’un État tiers vérifiera que les «zones pilotes» sont exemptes de toute présence du Hezbollah.
Le Liban affirme œuvrer en faveur d’un retrait progressif des forces israéliennes du sud du pays. Le Premier ministre Nawaf Salam a évoqué lundi des efforts pour parvenir à «des retraits israéliens successifs du territoire libanais, jusqu’à un retrait total».
L’accord-cadre signé fin juin prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des «zones pilotes» évacuées par Israël, qui maintient encore une présence dans certaines parties du sud du Liban, en contrepartie de mesures concernant le désarmement du Hezbollah.
La première «zone pilote», dans la localité de Zaoutar al-Gharbiyé, a vu le déploiement de l’armée libanaise le 21 juillet, permettant le retour de certains habitants.
Les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de soutenir le processus de négociation afin de parvenir à une sécurité durable pour les deux parties, de réduire les menaces sécuritaires et de rétablir l’autorité de l’État libanais sur l’ensemble du sud du pays.
L’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a toutefois appelé à une mise en œuvre «responsable» de l’accord-cadre, estimant qu’un rythme trop rapide pourrait mettre en danger les civils concernés.
Les négociations doivent également aborder les questions frontalières en suspens et la perspective d’un accord global de paix et de sécurité entre le Liban et Israël, deux pays toujours techniquement en état de guerre.



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