Le chef de la Finul, le général Diodato Abagnara, a affirmé mardi que les principes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité demeuraient la pierre angulaire des efforts visant à préserver la stabilité dans le sud du Liban et à soutenir la paix dans la région.
S’exprimant lors d’une cérémonie commémorative au quartier général de la mission à Naqoura, il a souligné que, face à un environnement régional de plus en plus complexe, les principes de cette résolution étaient «plus importants que jamais».
«La résolution 1701 ne constitue pas seulement le fondement juridique de notre mandat», a-t-il déclaré, précisant qu’elle encadrait les patrouilles de la Finul, ses réunions de liaison, sa coordination avec l’armée libanaise et ses échanges avec les populations locales.
Adoptée le 11 août 2006, la résolution 1701 avait mis fin aux hostilités de cette année-là et instauré un cadre visant à parvenir à une paix durable le long de la Ligne bleue ainsi qu’à un cessez-le-feu permanent entre le Liban et Israël.
Le général Abagnara a estimé que la «véritable force» de cette résolution ne se mesurait pas uniquement à son texte, mais aux actions, à l’engagement et au dialogue qui permettent de l’appliquer sur le terrain.
La cérémonie a également rendu hommage à sept Casques bleus morts dans l’exercice de leurs fonctions au cours des hostilités des derniers mois. Une plaque commémorative a été dévoilée et un arbre planté à la mémoire de chacun d’eux.
Depuis 1978, 346 soldats de la Finul ont perdu la vie alors qu’ils servaient la paix et la stabilité dans le sud du Liban, dont 89 depuis l’adoption de la résolution 1701 en 2006.
Évoquant la portée symbolique des arbres plantés, le chef de la Finul a souligné que la paix ne pouvait pas simplement être proclamée, mais qu’elle devait être cultivée avec «des racines solides, une attention constante et de la patience».



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