L'agence maritime de l'ONU s'inquiète des attaques répétées contre la navigation
La passerelle d’un navire coulé est la seule partie visible à la surface de l’eau dans le port de Mokha, au lendemain d’une attaque des Houthis contre la ville, contrôlée par le gouvernement yéménite reconnu internationalement et basé à Aden, le 10 août 2026. ©Khaled Ziad / AFP

L'agence maritime de l'ONU a appelé les armateurs et exploitants de navires à une «évaluation soigneuse des risques» pour assurer la sécurité des marins après l'attaque mardi attribuée aux Houthis pro-iraniens au large du Yémen qui a fait au moins six morts.

«Je réitère mon appel aux armateurs et aux exploitants de navires afin qu'ils évaluent soigneusement les risques avant de traverser cette région et d'autres», a affirmé mercredi dans un communiqué Arsenio Dominguez, le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI).

«Les gens de mer méritent d'être protégés et de pouvoir accomplir leur travail en toute sûreté et sécurité», a-t-il ajouté.

Les rebelles houthis du Yémen ont multiplié les attaques depuis qu'ils ont annoncé, le mois dernier, un blocus de la flotte saoudienne en mer Rouge, en pleine reprise des hostilités dans la région.

«Ces attaques répétées contre la navigation ne font qu'attiser les tensions et menacer les chaînes d'approvisionnement mondiales dont tout le monde dépend», alerte M. Dominguez.

La mer Rouge, et notamment le passage par le détroit de Bab el-Mandeb situé entre le sud du Yémen et Djibouti, est devenue un axe de navigation encore plus important depuis que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran, de l'autre côté de la péninsule arabique.

L'Arabie saoudite utilise notamment cette voie maritime pour compenser une grande partie de ses exportations de pétrole vers l'Asie bloquées dans le détroit d'Ormuz.

La seule alternative possible à ce passage est de contourner l'Afrique, ce qui implique un temps de trajet et des coûts bien plus importants.

AFP

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