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- Port de Beyrouth : le million de conteneurs à portée de quai
©Ici Beyrouth
1 million de conteneurs traités d’ici la fin de l’année. C’est le nombre de conteneurs que le port de Beyrouth prévoit de traiter en 2026, selon les estimations de son administration. Un niveau qui marquerait un retour aux volumes enregistrés avant le déclenchement de la crise multidimensionnelle de 2019 et confirmerait la reprise progressive de l’activité portuaire.
Cette remontée s’appuie notamment sur une redistribution des emprises portuaires, destinée à fluidifier les flux logistiques et à améliorer la capacité de manutention. La deuxième phase d’extension du port a par ailleurs débuté. Elle devrait porter sa capacité à 2,4, voire 3 millions de conteneurs par an, plaçant Beyrouth parmi les ports susceptibles de jouer un rôle accru en Méditerranée.
Mais la capacité de traitement ne suffit plus à déterminer la force d’un port. Connectivité, liaisons maritimes et partenariats internationaux sont devenus tout aussi stratégiques. Les tensions géopolitiques récentes, notamment autour du détroit d’Ormuz, ont ainsi rappelé l’importance de disposer de corridors maritimes alternatifs et de ne pas dépendre d’un seul point d’entrée ou de sortie.
Sur le front de la sûreté, le port de Beyrouth a obtenu la certification ISPS, valable cinq ans, tandis que des responsables certifiés PSO (Port Security Officer) et PFSO (Port Facility Security Officer) assurent respectivement la coordination de la sûreté à l’échelle portuaire et celle des installations portuaires. Le Code ISPS, établi dans le cadre de la convention SOLAS de l’Organisation maritime internationale (OMI), fixe les normes internationales destinées à prévenir les actes illicites ou malveillants visant les navires et les installations portuaires.
Le dispositif de contrôle a également été renforcé avec l’installation, au quai nᵒ 16, de scanners de dernière génération. Selon l’administration portuaire, tous les conteneurs entrants et sortants du port sont désormais soumis au contrôle, sans exception.
La reprise de l’activité se traduit aussi dans les recettes : les revenus du port ont progressé de 25 % sur un an, tandis que les transferts au Trésor ont augmenté de 35 %, selon les données communiquées par l’administration portuaire.
Avec plus de 95 % du trafic d’importation et d’exportation du Liban transitant par le port de Beyrouth, depuis le début de la guerre entre l’Iran et les États-Unis, l’objectif du million de conteneurs dépasse ainsi la seule performance portuaire : il constitue un indicateur du retour du Liban dans les circuits régionaux du commerce et de la logistique.
Source : Administration du port de Beyrouth

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