L'Iran interdit le retour de deux diplomates français détenus brièvement en juillet
Des Iraniens passent devant un panneau d'affichage anti-américain sur la place Enghelab, dans le centre de Téhéran, le 3 août 2026. ©Atta Kenare / AFP

Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé lundi que les deux diplomates français qui avaient été brièvement arrêtés le mois dernier avant leur départ du pays ne seraient pas autorisés à revenir en Iran.

Le 20 juillet, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé «une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens» à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été «molesté».

D'après le ministre français, les diplomates ont été «détenus sans raison pendant plusieurs heures» et «interrogés», en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que «brièvement interrogés» par les services de sécurité, après avoir participé à une «réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités».

«Les deux personnes impliquées ont quitté l'Iran. Nous avons également annoncé officiellement qu'elles ne seraient pas autorisées à y retourner», a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.

Samedi, le ministère du Renseignement iranien a accusé la France d'avoir mené «un vaste projet visant à exercer une influence» en Iran et «à préparer le terrain pour une action de la France contre l'indépendance» de l'Iran.

Fin juillet, l'Iran avait convoqué l'ambassadeur français en Iran au ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour dénoncer des «ingérences dans les affaires intérieures» du pays, appelant le gouvernement français à «cesser de telles actions».

AFP

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