La Turquie nie toute présence militaire sur l'aéroport syrien visé par Israël
Des soldats de l’armée américaine se tiennent près d’un véhicule militaire blindé à la périphérie de Rumaylan, dans la province syrienne de Hassaké (nord-est), à la frontière avec la Turquie, le 27 mars 2023. ©Delil Souleiman/AFP

La Turquie a démenti jeudi toute présence militaire de sa part sur l'aéroport syrien visé mardi par Israël.

«Nous affirmons qu'il n'y avait aucune délégation militaire turque sur la base aérienne d'Abu Ez-Zuhur avant ou pendant l'attaque menée par Israël contre cette base en Syrie», a déclaré à la presse un responsable du ministère turc de la Défense.

Israël a frappé mardi une base aérienne dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, fortement endommagée durant la guerre et restée hors service depuis 2012, estimant que le déploiement de troupes turques constituait une «menace».

En retour, Ankara a prévenu jeudi qu'il continuera «résolument» de protéger l'intégrité et la souveraineté de la Syrie.

«Les attaques contre l'aéroport militaire d'Abu Ez-Zuhur visent à attenter à la stabilité, à la sécurité, à l'unité et à l'intégrité de la Syrie», a déclaré à la presse le contre-amiral Zeki Akturk.

«Dans ce contexte, nous poursuivrons résolument nos efforts pour protéger la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie», a-t-il ajouté.

Avec cette attaque, condamnée par les États-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est prévalu d'avoir «clairement» signifié à la Turquie qu'elle ne devait pas installer de base en Syrie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG basée au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, une délégation militaire turque s'est récemment rendue à l'aéroport «dans le cadre des efforts en cours visant à le remettre en service.

AFP

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