Le Hezbollah dit qu'il continuera sa «résistance» malgré les sanctions américaines
Des combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah assistent aux funérailles du chef militaire du groupe, Ibrahim Aqil, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 22 septembre 2024. ©AFP

Le Hezbollah a affirmé vendredi que les nouvelles sanctions annoncées par Washington ne le dissuaderont pas de continuer ses actions de «résistance» contre Israël.

Le Trésor américain a modifié jeudi la désignation juridique du Hezbollah afin de préciser que celui-ci opère «au service du régime iranien, sous le commandement de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique».

En 1997, Washington avait qualifié le Hezbollah d'«organisation terroriste étrangère» puis d'«organisation terroriste internationale» en 2001.

«Cette nouvelle classification précise que le Hezbollah est un mandataire de l'Iran», qui agit «sans tenir compte, ou presque, de la souveraineté libanaise, du peuple libanais ou de l'État libanais», a déclaré un responsable du département d'État sous couvert de l'anonymat.

Les sanctions annoncées jeudi visent 10 personnes faisant partie d'un réseau chargé de transférer des fonds au Hezbollah, déjà sanctionné plusieurs fois par les États-Unis, selon le Trésor américain.

«Toutes ces sanctions et classifications injustes ne nous dissuaderont pas de poursuivre sur la voie de la résistance et de faire valoir le droit du Liban et des Libanais à défendre leur territoire, leur souveraineté et leurs ressources», a déclaré le Hezbollah dans un communiqué vendredi.

Le groupe, armé et financé par l'Iran, a martelé n'avoir «besoin de personne pour attester de son identité libanaise» et dit être «fier» de sa «relation étroite» avec l'Iran.

Pour le Hezbollah, ces annonces américaines sont notamment une façon «de cibler la résistance (...) et ses soutiens (...) et d'exercer des pressions sur eux» pour protéger Israël.

Le Liban a été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les États-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par d'intenses bombardements au Liban et y a déployé des troupes, faisant plus de 4.300 morts, selon Beyrouth.

Fin juin, quelques jours après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, le Liban et Israël ont signé un accord-cadre, sous parrainage américain, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah s'oppose aux négociations entre Israël et le Liban, dont un huitième cycle doit se tenir à Rome début septembre.

Depuis juin, Israël a continué de mener des frappes au Liban, disant notamment répondre à des «violations» de l'accord-cadre par le mouvement islamiste.

AFP

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