Le dollar cherche un catalyseur mercredi, avant la publication de l'inflation américaine de juillet et des derniers chiffres de la croissance plus tard dans la séance, mais également avant la conférence économique de Jackson Hole cette semaine.
Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le billet vert grappillait 0,07% à la monnaie unique européenne, à 1,1666 dollar pour un euro, et lâchait 0,12% au yen japonais.
Si la Réserve fédérale (Fed) a opté pour un statu quo en juillet, le compte rendu de la réunion a révélé une orientation plus nuancée, avec certains membres du Comité de politique monétaire prêts à monter les taux.
Et «même si l'inflation mesurée par le CPI est ressortie plus faible en juillet, poussant les marchés à réduire leurs paris sur une hausse de taux, l'indice PCE pourrait faire pencher la balance dans l'autre sens», pense Neil Wilson, analyste chez Saxo Bank.
L'indice PCE, qui sert de référence à la banque centrale américaine pour mesurer l'inflation, devrait cependant s'afficher en léger ralentissement en juillet sur un an, à 3,6%, d'après les analystes sondés par Marketwatch.
Le Produit Intérieur Brut (PIB) du second trimestre aux États-Unis pourrait lui rester inchangé à 1,5%, selon ces mêmes prévisionnistes.
Ces chiffres seront suivis du discours très attendu vendredi du président de la Fed, Kevin Warsh, en poste depuis mai, à la rencontre annuelle des banquiers centraux de Jackson Hole, dans le Wyoming.
Le patron de la Fed pourrait en substance s'opposer aux dernières annonces du Trésor, sans le faire frontalement, spécule Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
La semaine dernière, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a annoncé muscler ses rachats d'obligations à long terme, afin de faire baisser les coûts d'emprunt du pays.
Mais le soulagement sur les rendements obligataires n'a été que de courte durée, et la poursuite de la guerre nourrit les craintes d'un regain d'inflation.
Bien que M. Bessent ait annoncé entre-temps lundi au Financial Times un «D-Day économique» visant l'Iran et ses partenaires commerciaux, les marchés questionnent sa volonté de s'en prendre à la Chine, alliée de Téhéran.
Selon Mme Ozkardeskaya, M. Warsh pourrait «réaffirmer l'objectif d'inflation à 2% de la Fed et s'opposer à l'idée que la Fed viendrait au secours du marché obligataire» en pointant vers des baisses des taux directeurs prématurées, qui pourraient pourtant apaiser les rendements obligataires.
AFP



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