Les États-Unis ont annoncé jeudi la restitution au Liban de fragments de sarcophages en plomb datant de l'époque romaine, sortis illicitement de la ville de Tyr, dans le sud du pays, et récupérés après une enquête du FBI.
Les biens ont été remis mercredi au consulat du Liban à New York et les fragments doivent être rapatriés.
L'ambassade des États-Unis a fait état de cette restitution sur X, ajoutant qu'elle «reflète le solide partenariat entre les États-Unis et le Liban dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels».
🏛️ Home at last! The U.S. Embassy Beirut celebrates the successful return of Roman-era lead sarcophagus fragments to Lebanon, handed over at a special ceremony on September 2 at the Lebanese Consulate in New York. 🇺🇸 🇱🇧
— U.S. Embassy Beirut (@usembassybeirut) September 3, 2026
This achievement reflects the strong U.S.-Lebanon… pic.twitter.com/h2NNsxsG41
Selon le ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé, tout indique que «les fragments de sarcophages ont été trouvés dans la région de Tyr, lors de fouilles illégales».
Il a précisé que «ces sarcophages présentent des caractéristiques artistiques, décoratives et techniques typiques des ateliers de fabrication de cercueils en plomb de la ville de Tyr, qui étaient particulièrement actifs durant l'Antiquité».
Selon un communiqué du FBI de New York, ces biens qui datent de la période romaine entre les IIe et IIIe siècles avant J.-C. «ont été volés à l'occasion de fouilles illicites à Tyr ou dans ses environs, puis exportés», mais la date du trafic présumé n'est pas précisée.
Les fragments ont été repérés dans des catalogues de vente de la maison Arte Primitivo, spécialisée dans les antiquités et basée à New York, et le Liban a dit avoir alors décidé de suivre l'affaire auprès des autorités américaines.
Le trafic d'antiquités pillées est répandu au Proche et au Moyen-Orient.
New York, une des capitales mondiales de l'art, compte beaucoup de riches collectionneurs, galeries et maisons d'enchères.
En décembre 2017, trois œuvres antiques avaient été restituées au Liban, dont une tête de taureau d'origine grecque qui avait été exposée au «Met», évaluée à 1,2 million de dollars.
Le ministre libanais a rappelé que la région de Tyr, «particulièrement riche par son patrimoine archéologique», a «récemment subi d'importantes destructions» après des frappes d'Israël en guerre avec le Hezbollah pro-iranien.
Tyr, ancienne cité phénicienne, a été inscrite en juillet sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.
AFP



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