Le Liban et l’Union européenne ont lancé jeudi à Beyrouth un Comité conjoint de suivi, destiné à renforcer le dialogue stratégique et à évaluer les programmes de coopération entre les deux parties.
Les discussions de cette première journée ont porté sur le soutien européen aux services essentiels et aux populations vulnérables, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, de l’eau et de l’assainissement.
Le vice-Premier ministre Tarek Mitri a salué l’aide apportée par l’Union européenne au Liban au cours des crises successives, tout en appelant à faire évoluer la relation vers une logique davantage axée sur le renforcement de l’État, les réformes, l’investissement et la croissance. « L’aide internationale doit renforcer les capacités de l’État, et non s’y substituer », a-t-il déclaré.
L’ambassadrice de l’Union européenne au Liban, Sandra De Waele a, de son côté, souligné le « nouvel élan » donné aux réformes depuis les développements politiques du début de 2025, estimant que leur orientation et leur mise en œuvre devaient rester sous responsabilité libanaise.
Les réunions doivent se poursuivre vendredi autour de la gouvernance, de la justice, de la sécurité, de l’énergie et du développement économique.
Selon l’UE, son soutien au Liban sur la période 2021-2027 représente environ 2,1 milliards d’euros, dont quelque 1,6 milliard d’euros d’aide au développement.



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