Ali el-Taher : l’armée israélienne diffuse des images de l’interieur 
Cette capture d'écran, tirée d'une vidéo diffusée par l'armée israélienne le 10 septembre 2026, montre des explosions quiont détruit des infrastructures souterraines stratégiques construites par le Hezbollah, soutenu par l'Iran, sur la crête stratégique d'Ali el-Taher, dans le sud du Liban. ©Armée israélienne /AFP

L'armée israélienne a achevé, jeudi soir, la destruction du réseau souterrain que le Hezbollah avait construit sous la crête d'Ali el-Taher, dans le caza de Nabatiyé, avant d'amorcer vendredi un repositionnement de ses troupes vers des lignes arrière.

 

Selon les porte-paroles de l’armée israélienne, plus de 1 100 tonnes d'explosifs ont été utilisées pour faire sauter huit galeries souterraines, totalisant plus de 5 400 mètres et abritant, selon l'armée, un centre de commandement de l'unité « Badr » du Hezbollah. Les forces israéliennes affirment y avoir découvert des dizaines de drones et munitions explosives téléguidées, des mitrailleuses, des missiles antichars, des centaines de mines, des obus RPG et des engins explosifs improvisés. Ce réseau, selon eux, avait été bâti sur deux décennies avec le financement et l'appui de l'Iran.

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israel Katz ont présenté cette opération comme l'achèvement de « la phase d'établissement du contrôle » sur la zone de sécurité du Liban-Sud. Vendredi matin, Katz a réaffirmé qu'Israël n'évacuerait pas cette zone tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé sur l'ensemble du territoire libanais.

La radio militaire israélienne (Galei Tsahal)  a annoncé que les troupes s'étaient repliées de la crête elle-même vers des positions arrière, dans le secteur du Chqif (Beaufort), tout en maintenant, selon l'armée, « un contrôle à distance par le feu et l'observation ». Ce mouvement s'inscrirait dans un plan plus large, évoqué ces derniers jours par les médias israéliens, visant à réduire le dispositif avancé israélien au Liban-Sud et à établir une nouvelle ligne de déploiement à trois ou quatre kilomètres de la frontière.
 

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