Le dollar reste immobile vendredi, dans l'attente de la parution de l'inflation américaine côté consommateurs en août, après que celle des producteurs a montré une nette accélération la veille.
Les analystes sondés par Marketwatch s'attendent à ce que l'indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis, publié à 12H30 GMT par le service statistique du ministère américain du Travail, s'affiche en progression en août, de 0,4% sur un an, contre 0,1% en juillet.
Suivra aussi vendredi une estimation de la confiance des consommateurs américains en septembre.
Dévoilé jeudi, l'indice des prix à la production (PPI) est remonté à 5,4% sur un an contre 4,8% en juillet, tiré par un rebond des coûts énergétiques.
«Ce PPI plus vigoureux rend encore plus crucial que le CPI américain publié aujourd'hui ressorte plus faible que prévu si la Réserve fédérale (Fed) veut maintenir ses taux inchangés plus longtemps alors même que le choc sur les prix de l'énergie s'aggrave», estime Lee Hardman, analyste chez MUFG.
Entraîné par la hausse des cours du brut, la guerre au Moyen-Orient et des attaques sur des raffineries russes, le diesel américain a battu un nouveau record en dépassant pour la première fois les 6 dollars le gallon vendredi aux États-Unis.
Cette flambée des prix est très impopulaire aux États-Unis et pourrait jouer sur les élections législatives américaines de mi-mandat début novembre.
Une hausse des taux d'intérêt américains en septembre, l'option à ce stade largement privilégiée par les investisseurs d'après l'outil de veille du CME, FedWatch, serait une nouvelle défaite pour le président Donald Trump, qui pousse depuis longtemps pour que la Fed abaisse ses taux.
À l'inverse, «si la publication (du CPI, ndlr) est conforme aux attentes ou plus élevée, le marché continuera d'anticiper une hausse des taux de la Fed» mercredi prochain, «ce qui soutiendrait le dollar», précise M. Hardman.
Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le billet vert grignotait 0,09% à la monnaie unique européenne, à 1,1601 dollar pour un euro, et lâchait 0,01% face à la devise britannique, à 1,3514 dollar pour une livre.
Jeudi également, la Banque centrale européenne (BCE) a sans surprise décidé de relever son taux directeur d'un quart de point.
«Toutefois, ses prévisions (concernant l'inflation, ndlr) se sont révélées légèrement supérieures aux attentes», la BCE estimant que celle-ci restera «au-dessus de son objectif de 2% pendant une période prolongée», relève Michael Pfister, de Commerzbank.
L'analyste y voit «le signe qu'une nouvelle hausse de taux est probable en décembre».
AFP



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