Bahreïn a affirmé samedi qu'il ne participerait pas aux discussions prévues lundi à Oman entre l'Iran et des pays du Golfe sur le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Après l'attaque fin février des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, Téhéran a riposté en lançant des frappes contre les pays du Golfe alliés de Washington.

Le royaume «ne prendra part à aucune réunion collective à laquelle participerait l'Iran avant le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays», a dit le ministère bahreïni des Affaires étrangères dans un communiqué, en rappelant que Téhéran avait mené des attaques contre «ses infrastructures et ses installations civiles».

La diplomatie iranienne a annoncé vendredi une rencontre à Oman avec des représentants de «l'Irak et d'autres pays du Golfe» visant à «favoriser une meilleure compréhension entre les pays de la région et contribuer à renforcer la sécurité régionale commune».

Bahreïn, qui abrite la Cinquième flotte américaine, a estimé que le rétablissement des rapports de bon voisinage devait passer notamment par «l'arrêt des agressions» et le respect de la souveraineté des États.

Tout accord sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ 20% du pétrole mondial et de gaz naturel liquéfié, devrait se baser sur le droit international et garantir le passage des navires «sans discriminations, ni redevances ni autorisations», a-t-il estimé.

AFP