Le projet de rétablissement de la liaison ferroviaire entre le Liban et la Syrie entre dans une nouvelle phase, avec la poursuite des études techniques visant notamment à raccorder le port de Tripoli au réseau ferroviaire syrien via la gare d’al-Akari et Homs.

Des délégations techniques des deux pays ont effectué des visites de terrain afin d’évaluer l’état des infrastructures existantes et les possibilités de raccordement. La prochaine étape portera sur les études techniques du tracé, le volume de marchandises attendu, la faisabilité économique, le coût du projet et les sources de financement.

La voie ferrée du port de Tripoli inspectée

Les délégations ont notamment inspecté la ligne ferroviaire existante dans le port de Tripoli. La partie syrienne a émis des observations positives concernant son état et son potentiel d’utilisation, tout en précisant que sa viabilité définitive devra être confirmée par les tests techniques réalisés par le consultant conformément au contrat.

Les équipes se sont ensuite rendues à la gare d’al-Akari, située côté syrien à environ cinq kilomètres de la frontière libanaise. Elles ont examiné la possibilité de raccorder la ligne libanaise à cette gare, puis de la prolonger vers Homs et le reste du réseau ferroviaire syrien.

La différence d’écartement entre les voies des deux réseaux ne constituerait pas, selon la partie syrienne, un obstacle technique ou opérationnel au raccordement.

Un projet à l’étude

Les deux parties sont convenues de poursuivre le travail et de préparer un atelier technique conjoint consacré aux prochaines étapes du projet.

Si sa faisabilité est confirmée et que les financements nécessaires sont réunis, la liaison permettrait de relier le port de Tripoli au réseau ferroviaire syrien via al-Akari et Homs. Elle pourrait ainsi renforcer le rôle du port libanais dans le transport de marchandises et les échanges régionaux, avec la possibilité d’une intégration future dans un corridor logistique régional plus large.

Cette nouvelle étape fait suite à une réunion tenue le 25 août à Damas entre le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, et son homologue syrien, Yaarub Badr.

Les délégations techniques libanaise et syrienne comprenaient des responsables des chemins de fer, du transport terrestre, du port de Tripoli ainsi que des experts techniques.