Plusieurs projets destinés à renforcer le rôle économique et logistique de Tripoli ont été lancés, avec notamment la mise à jour de l’étude de la ligne ferroviaire reliant Tripoli à Aboudiyé, à la frontière syrienne, l’avancement des travaux de réhabilitation de l’aéroport René Moawad à Kleaite et la relance de la zone économique spéciale de Tripoli. Ces annonces ont été faites lors d’une cérémonie organisée au Grand Sérail, mardi, consacrée à la signature de contrats de projets et de mémorandums d’entente.
Le port de Tripoli doit également faire l’objet d’un important programme de développement. Selon le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rasamny, une vingtaine de projets sont prévus au cours des trois prochaines années, dont la construction d’une nouvelle aire de contrôle douanier, la création de nouveaux entrepôts, notamment frigorifiques, et la numérisation des procédures du port.
La capacité maximale de manutention des conteneurs de la station actuelle doit passer d’environ 250.000 à 800.000 conteneurs standard par an. Une deuxième phase d’extension doit ensuite permettre de porter la capacité globale du port à plus de 1,8 million de conteneurs par an, selon le plan directeur présenté par le ministre.
Rasamny a également indiqué que la priorité était de relier le port de Tripoli à la frontière syrienne via Aboudiyé, puis au réseau ferroviaire syrien. Un groupe technique libano-syrien doit travailler à la révision et à l’actualisation des études existantes, avant d’aborder les questions liées à la mise en œuvre et au financement.
Lors de la cérémonie, Nawaf Salam a présenté ces projets comme une étape concrète pour faire passer Tripoli «des promesses à l’action». Il a défendu une vision intégrée associant le port, la zone économique spéciale, les chemins de fer, les réseaux routiers et l’aéroport de Kleaite, avec pour objectif de transformer les infrastructures de la région en moteur de croissance, d’investissement et de création d’emplois.
Le Premier ministre a souligné que plusieurs chantiers avaient déjà été engagés, citant notamment la nomination d’un nouveau conseil d’administration du port, la relance de la zone économique spéciale et les travaux de réhabilitation de l’aéroport René Moawad. Il a insisté sur la nécessité de passer des projets et des plans à leur mise en œuvre effective, estimant que la confiance se reconstruit par «l’accumulation» de décisions et de projets fiables.
Nawaf Salam a enfin appelé à renforcer le partenariat avec le secteur privé, estimant que le rôle de l’État était de fixer les règles, développer les infrastructures et garantir la transparence et la concurrence, tandis que l’investissement, la production et la création d’emplois reposent sur un secteur privé capable d’investir et d’initier des projets. «Lorsque Tripoli se développe, c’est le Liban qui se développe avec elle», a-t-il conclu.