Le coup d’envoi de la Semaine sportive libanaise a été donné mardi en grande pompe devant le ministère de la Jeunesse et des Sports. Parties du Nord, du Sud, de la Békaa, du Mont-Liban et de Beyrouth, cinq flammes portées par les représentants de 25 universités ont convergé vers la capitale pour en allumer une sixième. Jusqu’au 21 septembre, rencontres universitaires, tournoi interministeriel de mini-football et compétitions réunissant diplomates et députés doivent faire du sport un trait d’union national.
Le coup d’envoi a été donné mardi soir en grande pompe. Parties dès les premières heures de la journée de cinq régions du pays, les flammes ont progressé d’université en université avant de rallier le siège du ministère de la Jeunesse et des Sports, à Beyrouth.
Cinq parcours, 25 universités et une même ligne d’arrivée. Les relais venus du Nord, du Sud, de la Békaa, du Mont-Liban et de la capitale se sont retrouvés devant le ministère pour allumer une sixième flamme, appelée à symboliser l’unité nationale.
La cérémonie s’est déroulée au son des airs patriotiques interprétés par la fanfare de l’armée libanaise. La ministre de la Jeunesse et des Sports, Nora Bayrakdarian, et le président de la Fédération sportive universitaire du Liban, Ziad Saadeh, ont accueilli les délégations en présence de représentants des institutions militaires et du monde universitaire.
Le symbole avait été soigneusement choisi: plusieurs points de départ, mais une seule flamme à l’arrivée.
Du symbole au terrain
Approuvée par le Conseil des ministres et programmée du 15 au 21 septembre 2026, la Semaine sportive libanaise s’inspire, selon Bayrakdarian, du modèle de la Semaine européenne du sport.
L’initiative ne se limite cependant pas à sa cérémonie d’ouverture. Elle entend rapprocher les administrations, les universités, les municipalités, les représentations diplomatiques et les citoyens par la pratique sportive.
L’ensemble des municipalités ont ainsi été invitées, en coordination avec le ministère de l’Intérieur et des Municipalités, à organiser ou à soutenir des activités dans leurs localités. Les fédérations sportives et les associations de scoutisme sont également associées au projet.
Le programme mêle compétition, réflexion académique et activités récréatives, avec l’objectif affiché d’élargir la pratique au-delà du seul sport de haut niveau.
«La pratique sportive n’est pas seulement une affaire de championnats, mais l’image d’un pays», avait souligné Bayrakdarian lors de la présentation officielle de l’événement à l’InterContinental Phoenicia Beirut.
Les ministères entrent en jeu
Le volet compétitif s’articule notamment autour d’un tournoi interministeriel de mini-football, lancé mardi à la Cité sportive Camille-Chamoun et appelé à se poursuivre jusqu’au dimanche 20 septembre.
Le résultat ne sera pas le seul enjeu. En faisant évoluer les agents de différentes administrations sur un même terrain, les organisateurs veulent créer un espace de communication entre des institutions plus habituées aux procédures qu’aux une-deux et aux appels de balle.
La compétition doit aussi offrir une dimension populaire à cette première séquence, avant une clôture au cours de laquelle les responsables politiques seront à leur tour invités à chausser les crampons.
Les universités au cœur du dispositif
La dimension académique a débuté mardi matin par une première rencontre à l’Université libanaise. Elle se poursuit mercredi à l’Université Antonine, jeudi à Notre Dame University-Louaize et vendredi à l’Université de Balamand, chaque fois à 11 heures.
La rencontre de l’Université Antonine est notamment consacrée aux activités physiques adaptées. Ce domaine englobe la pratique destinée aux personnes ayant des besoins particuliers et touche directement aux questions de santé, d’autonomie et d’inclusion.
Ce passage par les campus rappelle que le développement sportif ne repose pas uniquement sur les résultats et les infrastructures. Il dépend aussi de la formation, de la recherche, de la médecine du sport et de la transmission d’une culture durable de l’activité physique.
La participation de 25 universités au relais des flammes donne une ampleur particulière à ce volet. Elle replace également les étudiants au centre d’un événement présenté comme une mobilisation de la jeunesse, et non comme une simple opération institutionnelle.
Diplomates au panier, députés sur la pelouse
Vendredi 18 septembre à 17 heures, la Cité sportive Camille-Chamoun accueillera les «Ambassadors’ Games». Des ambassadeurs et des membres des missions diplomatiques participeront à des rencontres de basket, de tennis de table et à plusieurs autres activités.
Cette séquence donnera une dimension internationale au rendez-vous, tout en utilisant le sport comme langage commun entre les différentes représentations présentes au Liban.
La semaine s’achèvera lundi 21 septembre, également à 17 heures, par un match de football réunissant des membres du Parlement. Le président de la commission parlementaire de la Jeunesse et des Sports, Simon Abi Ramia, avait appelé les députés à s’inscrire et à participer à cette rencontre.
Une manière de leur rappeler, balle au pied, la place que le sport réclame dans les politiques publiques. Les rencontres impliquant les diplomates et les parlementaires devraient être retransmises en direct sur MTV.
Une flamme à entretenir
Bayrakdarian souhaite désormais transformer cette semaine en tradition annuelle. L’ambition est d’en élargir progressivement le programme, de renforcer la participation des régions et d’utiliser ces rendez-vous pour découvrir de nouveaux talents.
La ministre a également donné à l’événement une portée particulière en évoquant la situation du Liban-Sud. L’une des cinq flammes en est partie, malgré les circonstances difficiles, pour transmettre un message de solidarité et rappeler la volonté de préserver la vie sportive.
Cette première édition devra encore être évaluée à l’aune de sa participation réelle et de sa capacité à mobiliser le public au-delà des cérémonies officielles. Mais elle pose les bases d’un rendez-vous qui cherche à replacer le mouvement, la jeunesse et la pratique collective au centre du jeu.
Cinq flammes sont arrivées à Beyrouth. Une sixième s’est allumée devant le ministère, avec cette ambition formulée par Nora Bayrakdarian:
«Nous voulons un Liban où la flamme ne s’éteint jamais.»
Programme
- Mardi 15 septembre: rencontre à l’Université libanaise, lancement du tournoi interministeriel et cérémonie d’ouverture
- Mercredi 16 septembre, 11h: rencontre à l’Université Antonine
- Jeudi 17 septembre, 11h: rencontre à Notre Dame University-Louaize
- Vendredi 18 septembre, 11h: rencontre à l’Université de Balamand
- Vendredi 18 septembre, 17h: «Ambassadors’ Games»
- Jusqu’au 20 septembre: tournoi interministeriel de mini-football
- Lundi 21 septembre, 17h: match de football des députés