Les prix du pétrole ont terminé en baisse mercredi, les investisseurs se montrant rassurés par des informations de presse selon lesquelles l'oléoduc Est‑Ouest de l'Arabie saoudite, actuellement fermé, pourrait être remis en service plus tôt qu'escompté.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a perdu 2,69% à 105,83 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, a chuté de 3,21% à 102,43 dollars.
«De récents développements en Arabie saoudite donnent l'impression que la situation est moins désespérée qu'elle ne le paraissait initialement», commente auprès de l'AFP Robert Yawger, analyste chez Mizuho USA.
«Nous avons pris connaissance d'informations selon lesquelles les Saoudiens estiment pouvoir remettre en service une partie de l'oléoduc Est-Ouest en quelques jours, plutôt qu'en quelques semaines, voire en quelques mois», poursuit l'analyste.
Riyad avait annoncé vendredi la fermeture temporaire de ce passage stratégique, qui relie l'est du pays à la mer Rouge, après des attaques attribuées à des drones venant d'Irak.
L'oléoduc est devenu essentiel pour contourner le détroit d'Ormuz, dont le trafic maritime est extrêmement perturbé depuis le début du conflit.
Il acheminait «récemment environ 4 à 5 millions de barils par jour» dédiés à l'exportation vers Yanbu, un port saoudien sur la mer Rouge, explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
«Compte tenu de la crise énergétique que traversent actuellement les pays du monde entier, les marchés semblent satisfaits de ce scénario: un peu de pétrole, c'est bien mieux que rien du tout», estiment les analystes d'IG.
Par ailleurs, selon une analyse AFP de données de suivi maritime, la création d'un couloir de navigation sécurisé par les États-Unis dans le détroit d'Ormuz s'est accompagnée d'une augmentation significative des exportations de pétrole du Golfe.
En parallèle, les hostilités se poursuivent au Moyen-Orient, en particulier entre les combattants houthis du Yémen et Riyad, qui soutient le gouvernement officiel. Ces tensions persistantes entretiennent une prime de risque dans les cours.
L'Arabie saoudite a accusé mercredi les Houthis du Yémen d'avoir mené une attaque de drone contre la ville sainte de La Mecque, ce que ces combattants pro-iraniens ont démenti.
AFP