29 %: c’est la baisse du stock d’eau du lac de Qaraoun entre 2025 et 2026, selon l’Office national du Litani.

En un an, le réservoir serait passé de 59 millions à 41,8 millions de m³. Une baisse qui illustre la fragilité croissante des ressources hydriques du Liban, confrontées à la sécheresse, au changement climatique, à la pollution et à des infrastructures hydrauliques défaillantes.

Au-delà de Qaraoun, les lacs et plans d’eau du pays font face à trois tendances majeures : la progression de la pollution, notamment liée aux eaux usées, aux rejets industriels et aux engrais agricoles ; la dégradation des infrastructures ; et le recul des réserves d’eau.

 

La tendance se confirme sur le long terme. Le volume du lac serait passé de 174 millions de m³ en 2003 à 106 millions en 2025, soit une diminution de près de 40 % en un peu plus de vingt ans.

Avec une capacité de 220 millions de m³, Qaraoun constitue un réservoir stratégique pour le Liban. Sa baisse de niveau ne relève donc pas seulement de l’enjeu environnemental : elle touche directement à la sécurité hydrique, à l’agriculture et à l’activité économique.

Le recul de Qaraoun apparaît ainsi comme le symptôme d’une fragilisation plus large des ressources en eau du pays, alors que les moyens de surveillance, de prévention et d’intervention restent limités.