Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a lancé jeudi soir la campagne de son parti, le Likoud, en vue des élections législatives de fin octobre, en prononçant un discours axé uniquement sur les enjeux sécuritaires.

«Nous sommes les seuls à pouvoir assurer la sécurité d'Israël», a affirmé M. Netanyahou sous les applaudissements du public réuni dans une salle à Tel-Aviv.

Vantant les succès sécuritaires de son pays depuis trois ans, M. Netanyahou a affirmé que les élections se joueraient entre «la droite ou la gauche, et nous choisissons la droite dans l'intérêt du peuple d'Israël».

Après avoir énuméré les attaques israéliennes en Iran, au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza depuis octobre 2023, il a assuré que «la mission doit être achevée, nous devons faire tomber le régime iranien et détruire totalement le Hezbollah et le Hamas».

Critiquant ses rivaux politiques «qui veulent faire des concessions territoriales», il a souligné que des troupes israéliennes sont actuellement déployées au Liban, en Syrie et à Gaza: «nous prenons du terrain au lieu d'en donner», s'est-il félicité.

Se targuant d'avoir «changé la face du Moyen-Orient», il a promis de «la changer encore».

M. Netanyahou, à la tête du gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël, a lancé son pays dans une guerre sur plusieurs fronts (Gaza, Liban, Syrie, et Iran) et intensifié la colonisation en Cisjordanie occupée, où les violences de colons se sont multipliées, depuis l'attaque sanglante menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Largement critiqué à travers le pays, il conserve une très forte popularité au sein de son parti.

Il est le premier chef de gouvernement à faire l'objet d'un procès pénal dans l'exercice de ses fonctions, plusieurs soupçons de corruption pesant contre lui, qu'il nie. Le procès a commencé en 2020 et a été marqué par de multiples interruptions.

Selon les sondages, les élections du 27 octobre s'annoncent serrées entre le bloc emmené par Benjamin Netanyahou, et ses alliés d'extrême droite et ultra-orthodoxes, et celui de son principal opposant, le centriste Gadi Eisenkot, qui est soutenu par des partis de droite et de gauche.

AFP