+45,69%. C’est la hausse, sur un an, des prix du poste «Loisirs, divertissement et culture» au Liban en août 2026, selon les données de l’Administration centrale de la statistique (ACS). Cette catégorie, qui ne représente que 2,4 % du panier de l’indice des prix à la consommation (IPC), affiche ainsi l’une des plus fortes progressions parmi les principales composantes de l’inflation.
Cette envolée s’explique notamment par la forte augmentation du coût de nombreuses activités culturelles et de loisirs, dans un contexte où les prestataires font face à des coûts d’exploitation élevés. La hausse des tarifs des services, des équipements, des activités récréatives et culturelles ainsi que des coûts liés à l’importation de certains biens peut se répercuter sur les prix payés par les consommateurs.
Ce chiffre doit toutefois être mis en perspective: il ne signifie pas que l’ensemble des prix a augmenté de 45,69%. L’inflation annuelle globale s’est établie à 16,66 % en août, contre 15,69 % en juillet.
D’autres composantes ont également enregistré des hausses importantes. Les prix de l’éducation ont progressé de 35,72% sur un an, tandis que la catégorie «Eau, électricité, gaz et autres combustibles» a augmenté de 32,06 %. Cette dernière a, à elle seule, enregistré une hausse mensuelle de 7,15 % en août.
Le +45,69 % des loisirs et de la culture illustre ainsi une caractéristique persistante de l’inflation libanaise: derrière le taux moyen se cachent des évolutions très disparates selon les postes de dépenses, certaines catégories continuant d’enregistrer des augmentations nettement supérieures à l’inflation globale.
