Le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott, a rejeté mercredi les informations rapportées par Reuters selon lesquelles le Hezbollah aurait reçu des fonds de l’Iran, affirmant que «l’argent n’existe pas».
«Le Hezbollah a toutes les raisons de promouvoir ce type de récits par l’intermédiaire de sources anonymes. Il peut affirmer ce qu’il veut, mais l’argent n’existe pas», a déclaré Tommy Pigott.
Le responsable américain a estimé que le Hezbollah, après avoir subi «des frappes dévastatrices» et causé des souffrances à des centaines de milliers de Libanais, cherchait désormais à «sauver la face» en diffusant de «fausses informations» sur un afflux de fonds iraniens.
Il a également affirmé que les exportations pétrolières iraniennes étaient «sous pression», que la monnaie iranienne était «en chute libre» et que le régime était confronté à une situation d’incertitude et d’inquiétude permanentes.
Tommy Pigott a par ailleurs indiqué que les États-Unis continueraient de «couper les sources de financement du Hezbollah» au moyen de sanctions, tout en soutenant la capacité du gouvernement libanais à reconstruire le sud du pays.
«Le Hezbollah n’a apporté que souffrances au Liban et aux personnes qu’il prétend représenter», a-t-il déclaré, l’accusant d’avoir déclenché «une guerre par procuration pour le compte de Téhéran», qui a entraîné des dégâts se chiffrant en milliards de dollars.
Même si le versement compensatoire évoqué dans les informations de Reuters était réel, «il ne serait pas suffisant», a-t-il ajouté.
Enfin, le porte-parole du département d’État a affirmé que, «sous l’administration Trump», le Hezbollah ne serait pas en mesure de se relever ni de reconstruire son «infrastructure terroriste».