L’administration américaine souhaite mettre fin à la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans sa forme actuelle. Dans un entretien accordé au Financial Times (FT), l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a indiqué que Washington cherchait également à mettre un terme à plusieurs autres opérations de maintien de la paix de l’ONU, notamment en Somalie et au Sahara occidental.
«Nous pensons qu’il est temps de partir», a déclaré Mike Waltz au sujet de la Finul, déployée depuis des décennies dans le sud du Liban. Il a estimé que la mission n’avait pas réussi à empêcher les guerres successives entre Israël et le Hezbollah et a affirmé que son maintien sous sa forme actuelle ne devrait pas se poursuivre.
L’ambassadeur américain a toutefois précisé que Washington menait des consultations actives avec la France, Israël, le Liban et d’autres partenaires afin d’examiner les contours d’un éventuel dispositif appelé à prendre le relais. «La forme actuelle de la Finul ne continuera pas, ou, du moins, nous estimons qu’elle ne devrait pas continuer», a-t-il déclaré au Financial Times.
Cette position s’inscrit dans la volonté plus large de l’administration Trump de réformer les opérations de maintien de la paix et d’en réduire le financement. Selon Mike Waltz, certaines missions, déployées depuis plusieurs décennies et mobilisant des budgets importants, contribuent à figer les conflits plutôt qu’à les résoudre.
Au-delà du Liban, l’ambassadeur a indiqué que Washington cherchait à mettre fin à des opérations de maintien de la paix qu’il jugeait devenues inefficaces. Concernant la Finul, les consultations évoquées avec plusieurs partenaires doivent permettre d’examiner les modalités d’un éventuel dispositif futur, sans qu’un mécanisme précis ait été annoncé dans l’entretien.
Réformer les opérations de l’ONU
Sur le reste du volet onusien, Mike Waltz a défendu la réduction du financement des agences des Nations unies et la réforme des opérations de maintien de la paix. Il a notamment critiqué des missions déployées depuis plusieurs décennies, estimant qu’elles pouvaient contribuer à figer les conflits au lieu de favoriser leur résolution.
L’ambassadeur a indiqué que Donald Trump lui avait confié la mission de réformer l’organisation et d’en réduire les dépenses. Il a notamment évoqué la volonté américaine de revoir le fonctionnement et le financement de plusieurs opérations de maintien de la paix, dont la Somalie et le Sahara occidental.
Washington face à un conflit prolongé avec l’Iran
Dans le même entretien, Mike Waltz a évoqué la possibilité que les États-Unis restent confrontés à une impasse avec l’Iran dans un an, sans accord sur le programme nucléaire iranien ni retour à une circulation maritime comparable à celle d’avant-guerre dans le détroit d’Ormuz.
L’ambassadeur américain a affirmé que l’administration Trump était en mesure de maintenir le blocus des ports iraniens «dans un avenir prévisible» et qu’elle renforçait la pression économique sur Téhéran. Il a toutefois exprimé l’espoir que l’Iran accepte de négocier de manière substantielle avant qu’une telle impasse ne se prolonge.
Mike Waltz a également indiqué que les objectifs stratégiques américains ne seraient pas atteints tant que les matières nucléaires hautement enrichies de l’Iran n’auraient pas été neutralisées et qu’un accord significatif sur l’enrichissement nucléaire sur le territoire iranien n’aurait pas été conclu.
Interrogé sur la décision américaine d’autoriser la vente de diesel russe afin de répondre aux pénuries mondiales de produits raffinés, Mike Waltz a défendu cette mesure au nom des besoins énergétiques internationaux. Il a également estimé que les revenus générés pourraient inciter Moscou à négocier pour mettre fin à la guerre en Ukraine.