Le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a affirmé samedi que le rétablissement de la pleine souveraineté du Liban passait par le retrait israélien des territoires libanais occupés, l’application intégrale de la résolution 1701 et le monopole des armes par l’État. Il a souligné que les décisions interdisant les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah ne constituaient pas de simples déclarations politiques.
S’exprimant lors d’une session du Dialogue de Manama consacrée à la Méditerranée orientale, M. Raggi a insisté sur le fait que la politique étrangère du Liban devait être définie à Beyrouth et que les décisions relatives à la sécurité nationale relevaient exclusivement de l’État.
Le ministre a estimé qu’aucun pays n’avait le droit de poursuivre ses ambitions régionales par l’intermédiaire de groupes armés agissant en dehors de l’autorité des institutions légitimes. Selon lui, le Liban a subi pendant des années les conséquences de la transformation de ces organisations en instruments d’influence étrangère et de la soumission de la décision nationale à des calculs régionaux.
Il a affirmé que le territoire libanais ne devait plus servir de plateforme pour menacer la sécurité des pays arabes ni devenir une ligne de défense avancée au service des intérêts d’autres États.
M. Raggi a par ailleurs appelé à renouveler le partenariat politique et stratégique entre le Liban et les pays du Golfe. Il a estimé qu’un Liban souverain, stable et prospère constituait non seulement un intérêt national, mais également un enjeu stratégique pour l’ensemble du monde arabe.
Le chef de la diplomatie a enfin déclaré que l’avenir de la région ne devait plus rester tributaire des ambitions des groupes armés, des calculs des puissances étrangères ou d’accords conclus au détriment de la souveraineté des États et des intérêts de leurs populations.