D’ici à quatre jours, si l’électricité ne leur est pas assurée en quantité suffisante, 180 stations de base appartenant à Alfa et 290 autres appartenant à Touch, les deux opérateurs de téléphonie mobile seront hors service. C’est du moins ce qu’a affirmé mardi le député Hussein Hajj Hassan, à l’issue de la réunion de la commission parlementaire de l’information et des télécoms. Une réunion à laquelle ont notamment pris part le ministre des Télécoms, Johnny Corm et le directeur général d’Ogero Imad Kreidié et au cours de laquelle M. Hassan s’est dit opposé à une majoration des tarifs des télécommunications en dehors du cadre d’un plan économique.

À la presse, Hussein el-Hajj Hassan a expliqué que 180 stations de base, sur un total de 1400 relevant d’alfa enregistrent des arrêts par intermittence, 10 d’entre elles en raison d’un manque de mazout et 170 à cause de pannes de courant électrique. Quant aux 291 stations de base de touch, 10 d’entre elles sont hors service en raison d’un manque de pièces de rechange, 40% par manque de mazout et 20% en raison de coupures de courant. "Ce qui revient à dire que la principale raison de l’interruption des stations de transmission du service d’Alfa, Touch et Ogero est l’énergie: l’électricité et le diesel", a relevé le député.

Il a invité la Banque du Liban à ouvrir sans plus tarder des crédits pour l’achat de mazout afin d’éviter que le réseau ne soit en totalité hors service. "Ce que vous évitez de faire aujourd’hui, vous allez le faire dans les prochains jours ou la semaine prochaine sous la pression de l’arrêt du réseau dans sa totalité", a-t-il affirmé.

Au sujet des applications de change en activité sur le marché local, le président de la commission parlementaire de l’Information et des Télécoms a révélé que la correspondance avec les agrégateurs de données numériques n’a pas abouti à des résultats.

Il a estimé que la solution au problème de la fluctuation du taux de change $/LL est "économique, financière, technique et politique".

Au sujet de la majoration des prix des cartes prépayées d’internet et de la téléphonie mobile, M. Hajj Hassan a souligné que la redevance des télécommunications est décidée par le Conseil des ministres, et qu’il en va de même pour le tarif de l’électricité.

Il a insisté sur la nécessité de la continuité des services des établissements publics, en jugeant tout aussi important de tenir compte du pouvoir d’achat des Libanais.