Les États-Unis ont estimé ce jeudi que la réponse de l’Iran portant sur l’accord sur le nucléaire n’est " pas constructive ". De son côté, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrel a affirmé espérer un accord " dans les jours à venir ".

La réponse de Téhéran dans les négociations concernant l’accord sur le nucléaire iranien n’est " pas constructive ", ont affirmé jeudi les Etats-Unis, faisant reculer la perspective d’un prochain retour à l’accord historique conclu en 2015.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait pourtant dit mercredi espérer un accord " dans les jours à venir ".

L’UE a présenté le 8 août ce qu’elle a appelé un texte final pour restaurer l’accord historique de 2015, qui avait été enterré par l’ancien président américain Donald Trump.

Le chef de la diplomatie de l’UE espère un accord sur le nucléaire iranien dans " les jours à venir " (AFP)

 

L’Iran y a proposé des changements – globalement acceptés par les Européens – et auxquels les Etats-Unis ont répondu via les médiateurs.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Nasser Karani avait déclaré plus tôt jeudi que Téhéran avait envoyé une nouvelle réponse après celle des Etats-Unis, selon l’agence officielle iranienne Irna.

Les négociations sur le nucléaire iranien, engagées depuis déjà 16 mois, mais qui avaient été suspendues puis reprises début août, ont pour but de relancer cet accord conclu en 2015 avec Téhéran par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) plus l’Allemagne.

Réponse insuffisante

Joe Biden a promis de longue date de restaurer l’accord, estimant qu’il s’agissait du meilleur moyen de limiter le programme nucléaire iranien, et que le retrait américain n’avait fait qu’inciter Téhéran à accélérer son projet.

Selon la nouvelle proposition, l’Iran bénéficierait d’un allègement des sanctions et pourrait de nouveau vendre son pétrole en échange de restrictions strictes sur son programme nucléaire.

Le président américain Joe Biden a souligné au Premier ministre israélien Yaïr Lapid " l’engagement des Etats-Unis à ne jamais permettre à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire " (AFP)

 

L’Iran et les Etats-Unis ont répondu en proposant une série de changements. Mais selon Washington donc, la réponse de Téhéran est insuffisante.

Lors d’un entretien mercredi avec le Premier ministre israélien Yaïr Lapid, farouche opposant de l’accord, Joe Biden avait " souligné l’engagement des Etats-Unis à ne jamais permettre à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ".

Washington assure que l’Iran a fait des concessions cruciales, et aurait en particulier abandonné sa demande visant à bloquer certaines inspections de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Ce sujet des inspections reste toutefois ultra-sensible de part et d’autre.

Téhéran a ainsi récemment demandé la clôture d’une enquête de l’AIEA concernant des traces d’uranium enrichi retrouvées sur trois sites non déclarés, ce que le patron de l’Agence, Rafael Grossi, refuse.

Le gendarme onusien du nucléaire avait lui déploré l’absence de réponses " crédibles " de Téhéran concernant ces traces.

Avec AFP

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