Dans un entretien exclusif à Ici Beyrouth, un responsable sportif libanais revient en détail sur les différentes tensions qui secouent depuis quelque temps le Comité olympique libanais.

Lors d’une rencontre avec un responsable administratif sportif expérimenté, ce dernier a dressé un tableau peu rassurant de la situation au sein du comité exécutif du comité olympique libanais. Installé dans un beau village libanais, entouré de forêts, loin de l’agitation de la ville, il souligne que "les problèmes actuels au sein du comité olympique n’augurent rien de bon. Le président du comité olympique, Pierre Jalkh, est un homme pacifique, qui n’est pas familier avec la gestion de problèmes comme ceux rencontrés par le comité olympique. Jalkh vient du monde du tir où il a été champion, puis administratif, puis président de la fédération. Il a mené de nombreuses batailles au sein de la fédération de tir, mais les problèmes étaient d’une moindre ampleur du fait du faible nombre de clubs de cette fédération."

Une situation délétère

Selon lui, "le comité olympique traverse une situation difficile en raison des conflits qui opposent plusieurs de ses membres. Tous les sujets sont sources de conflits et les alliances officielles et officieuses se poursuivent". Il marque une pause, le temps d’allumer une cigarette et rappelle que le comité olympique est composé de 14 membres: "Pierre Jalkh, président; Hachem Haidar, premier vice-président; Jack Tamer, deuxième vice-président; le Grand Master Sami Kablawi, troisième vice-président; Assaad el-Nakhel, quatrième vice-président; Hassan Rustom secrétaire général; Khoder Moukaled, trésorier; Rabih Salem, comptable; Mazen Ramadan, membre; Mahmoud Hattab, membre; Walid Doumiati, membre; Rafi Mamjougolian, membre; Georges Abboud, membre; et François Saadé, membre. Haidar n’assiste plus aux réunions depuis plusieurs mois et les ponts sont coupés avec Jalkh. Les alliances semblent se dessiner suivant le découpage suivant: le premier pôle est composé de Jalkh et Nakhel, le plus fidèle à Jalkh. Le second pôle est composé de Ramadan, Salem, Abboud, Kablawi et Tamer – dans une certaine mesure – qui change d’avis comme il change de chemise. Le troisième pôle est composé de Haidar, Hattab et Rustom. Quant à Walid Doumiati, sa relation est bonne avec tout le monde, tout comme l’avocat François Saadé qui souligne que les problèmes doivent être traités dans le fond."

Des réunions secrètes

Notre source précise que les contacts se poursuivent entre les membres. Trois réunions ont eu lieu loin des projecteurs pour parler d’élections, et une quatrième réunion est au programme, sachant que Georges Abboud tente d’imposer son nom en tant que futur président du comité olympique et s’active en coulisses pour obtenir ce poste via divers contacts, avec notamment un membre du comité olympique, qui y occupe un poste important. "Mais les chances de Abboud sont faibles, et Jalkh est au courant des velléités de Abboud. Sachant que les deux hommes, originaires du Metn-Nord, sont en mauvais termes. Jalkh est de Bhersaf mais vote à Beyrouth après le transfert de son état civil, tandis que Abboud est de Dbayeh."

" Kablawi détient des informations électriques sur ce qui se passe. Il ne cache pas, en outre, sa ferme opposition à Hassan Rustom pour deux raisons. La première raison remonte à près de trente ans, avec son renversement de la fédération de Kick-Boxing. La deuxième raison est liée à l’obtention de la Fédération d’aviron, présidée par Rustom, d’une subvention de 177.500 dollars, en dépit du fait que cette fédération sportive n’organise pas de compétitions officielles ou amicales depuis de longues années."

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