Inflation persistante, sanctions durables, course à l’armement, tensions sociales: l’Iran fait face à une accumulation de contraintes internes qui rappelle, à bien des égards, la phase tardive de l’URSS.
« Un soldat marche sur son estomac », disait Napoléon Bonaparte. Les mollahs iraniens semblent l’avoir oublié — ou feignent de l’oublier. On ne nourrit pas un peuple avec des missiles, pas plus qu’avec une idéologie. Le soldat, ici, c’est le peuple iranien. Depuis le 28 décembre, le régime de Téhéran est confronté à une ...