Il existe une violence que les bilans de guerre ne comptabilisent jamais. Pas celle des frappes, pas celle des morts dénombrés dans les communiqués. Celle-là est plus sournoise, plus durable: elle s’insinue dans les réflexes, colonise les habitudes, transforme l’espace familier en territoire hostile. Au Liban-Sud, dans le caza de ...