
Le Conseil suprême islamique chiite a déposé une plainte contre des individus non identifiés, responsables de tirs de roquettes vers Israël depuis le sud du Liban, ainsi que contre des personnes accusées de diffuser de la propagande militaire israélienne et d'exacerber les tensions sectaires.
Déposée mercredi par l'avocat du Conseil, Hassan Fadlallah, la plainte a été soumise au ministère public libanais, appelant à une enquête approfondie et à des poursuites contre les auteurs des attaques.
Le Conseil a déclaré que l'attaque avait pour but de provoquer une escalade et de déstabiliser davantage le Liban.
Au-delà de la confrontation militaire, la plainte évoque aussi les réactions sur les réseaux sociaux, où certains Libanais ont exprimé leur soutien à l'avertissement d'Israël et aux frappes aériennes qui ont suivi. Le Conseil a dénoncé ces réactions, les qualifiant d'incitation à la haine et à la violence sectaire, soulignant qu'elles constituent une menace directe pour l'unité nationale et la stabilité interne.
En outre, le Conseil a affirmé que ces actions non seulement mettent en péril la paix civile, mais renforcent également les opérations militaires d'Israël contre le Liban.
Appelant à une action rapide, le Conseil a demandé aux agences de sécurité libanaises d'identifier les auteurs des attaques à la roquette ainsi que les individus qui encouragent l'agression israélienne.
Enfin, la déclaration insiste sur le fait que l'inaction face aux aspects militaires et médiatiques de l'incident pourrait aggraver les tensions et diviser encore davantage la population libanaise.
Cette démarche juridique fait suite à un incident survenu le 27 mars 2025, au cours duquel des individus non identifiés ont tiré des roquettes en direction d'Israël, violant ainsi la résolution 1701 des Nations unies et provoquant des frappes israéliennes contre la banlieue sud de Beyrouth en guise de représailles.
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