Dar al-Fatwa : l’affaire du « prince présumé » relève de la justice
Dar al-Fatwa : l’affaire du « prince présumé » et la poursuite de toute personne impliquée relèvent de la justice ©Al-Markazia

Dar al-Fatwa a publié un communiqué jeudi, soulignant que ni le mufti de la République libanaise ni Dar al-Fatwa n’interviennent dans les enquêtes ou les arrestations. Et ceci un jour après l’arrestation du cheikh Khaldoun Araymit, impliqué présumément dans l’affaire dite du «prince présumé» ou  «Abou Omar».

L’institution a rappelé que cette affaire et la poursuite de toute personne impliquée relèvent exclusivement de la justice libanaise.

Le texte du communiqué indique aussi que la personne citée dans cette affaire n’est ni employée par Dar al-Fatwa ni par ses institutions affiliées, excluant tout lien officiel ou administratif avec l’institution.

Dans ce cadre, le cheikh Khaldoun Araymit a été arrêté mercredi sur instruction du procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, pour son implication présumée dans l’affaire.

Celle-ci concerne un homme connu sous le nom de «Abou Omar», arrêté récemment par les autorités libanaises. Il aurait prétendu être un intermédiaire saoudien influent, capable de façonner la politique libanaise et de garantir un accès privilégié aux décisions prises à Riyad, trompant ainsi hommes politiques et hommes d’affaires avec des promesses de soutien politique, influence financière et accès aux cercles décisionnels saoudiens.

Les enquêtes indiquent que «Abou Omar» serait en réalité Mustafa al-Hessian, un Libanais originaire de la région d’Akkar. Il aurait coordonné cette opération avec le cheikh Khaldoun Araymit, présenté par les médias comme ayant introduit «Abou Omar» à des personnalités politiques comme un canal non officiel vers les autorités saoudiennes.

 

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