Contrôle des armes: mécanisme d’évaluation et soutien renforcé à l’armée
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le site d'une frappe aérienne israélienne dans le village de Tair Felsay, situé dans le sud du Liban près du fleuve Litani, tôt le matin du 13 novembre 2025. ©Mahmoud Zayyat / AFP

Les responsables libanais ont interprété les propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, selon lesquels l’armée libanaise avait accompli des progrès encourageants dans le désarmement du Hezbollah, comme une reconnaissance du sérieux du travail de l’armée dans le Sud-Litani. Ils ont également pris en compte les déclarations de l’ambassadeur américain à Tel-Aviv, Mike Huckabee, sur le rôle de l’armée.

Pourtant, ces responsables ont négligé un point crucial. Les remarques de Netanyahou et de Huckabee sur les déclarations du Hezbollah concernant la reconstruction de ses capacités militaires constituent un signal d’alerte : elles laissent présager la poursuite des frappes et assassinats israéliens, avec un risque d’escalade vers un conflit généralisé, d’autant que les Américains critiquent la lenteur et la prolongation par Beyrouth de la mise en œuvre du plan de recensement des armes.

Selon des sources diplomatiques, pour prévenir toute remise en cause du processus de recensement des armes, les États-Unis envisagent de confier au mécanisme l’évaluation du travail accompli par l’armée dans la région du Sud-Litani, conformément aux dispositions de l’accord de cessez-le-feu. Le mécanisme devrait également jouer un rôle renforcé lors de la deuxième phase du recensement, depuis le Nord-Litani jusqu’au fleuve Awali, d’autant que les nombreuses données fournies par Israël aux Américains sur le nombre et l’emplacement précis des tunnels dans cette zone permettront à l’armée de les localiser facilement.

Parallèlement à cette évaluation militaire, une dynamique politique s’ouvrira à Beyrouth la semaine prochaine, centrée sur la conférence de soutien à l’armée, surtout avec l’arrivée de l’envoyé français Jean-Yves Le Drian au Liban.

Selon les informations, une réunion tripartite réunissant les États-Unis, la France et l’Arabie saoudite se tiendra à Beyrouth. Y participeront Jean-Yves Le Drian ainsi que des représentants de Riyad et de Washington, qui pourraient être les ambassadeurs Walid El-Boukhari et Michel Issa, ou deux envoyés spécialement dépêchés. L’Arabie saoudite serait représentée par le prince Yazid bin Farhane, tandis que l’identité du représentant américain, si la réunion se tient à ce niveau, n’a pas encore été confirmée.

La conférence reste envisagée pour février prochain. Selon des sources françaises, Paris n’est pas attachée à ce que la réunion se tienne dans la capitale française ni à la date initialement souhaitée, et reste ouverte à tout autre lieu ou calendrier.

 

 

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