Iran: le fils du président Pezeshkian appelle à lever le blocage d’internet 
Des passants marchent devant un bâtiment incendié, détruit lors des manifestations publiques dans la capitale iranienne, Téhéran, le 19 janvier 2026. ©Atta Kenare / AFP

Le fils du président iranien, Yousef Pezeshkian, a publiquement appelé les autorités à restaurer l’accès à internet en Iran, alors que le pays est plongé depuis des semaines dans un blackout numérique instauré après la répression violente de manifestations antigouvernementales. Cette prise de position, rapportée par The Guardian, souligne le débat croissant au sein du régime sur les risques politiques et sociaux de maintenir le pays coupé du reste du monde.

Dans un message publié sur Telegram, Yousef Pezeshkian – qui est également conseiller au sein du gouvernement – a mis en garde contre les conséquences d’un maintien prolongé des restrictions: selon lui, bloquer internet ne fera que creuser davantage le fossé entre le gouvernement et la population, en ajoutant de nombreux citoyens au nombre des mécontents. Il a estimé que la diffusion des images et vidéos montrant la violence de la répression était inévitable – «quelque chose que nous devrons affronter tôt ou tard» – et que fermer l’accès numérique ne résoudrait aucun des problèmes sous-jacents.

Le blackout internet, mis en place depuis le 8 janvier, a accompagné la répression des protestations nées fin décembre 2025, qui ont d’abord éclaté en réaction à la détérioration économique et à la chute du rial avant de se transformer en un mouvement plus large contre le pouvoir. Des groupes de défense des droits humains, dont l’ONG Iran Human Rights, estiment que la répression a fait des milliers de morts, avec des chiffres potentiellement aussi élevés que 25 000 victimes, et des milliers d’arrestations, alors que les autorités continuent d’étouffer l’information.

La tentative de lever partiellement les restrictions a déjà permis de constater l’ampleur des violences et de l’impact humain du mouvement, y compris plus de 1 000 opérations d’urgence pour blessures oculaires à l’hôpital spécialisé Farabi à Téhéran, selon son directeur.

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