Depuis le sommet de Dubaï, le Liban affirme qu'il ne sera pas entraîné dans un nouveau conflit
Le sommet mondial des gouvernements 2026 à Dubaï réunit plus de 150 gouvernements et 6 250 représentants internationaux. ©Compte X du World Governments Summit

Le Sommet mondial des gouvernements (World Governments Summit) 2026 a ouvert ses travaux mardi à Dubaï sous le thème «Anticiper les gouvernements du futur», avec la participation de plus de 150 gouvernements, selon l’agence officielle émiratie WAM. L’événement, qui se tient du 3 au 5 février, rassemble des chefs d’État et de gouvernement, des ministres, des experts et des représentants d’institutions internationales.

Cette édition compte plus de 6.250 participants, dont 60 chefs d’État et de gouvernement ou leurs représentants, plus de 500 ministres, des responsables du secteur privé et des chercheurs. Les travaux incluent 445 sessions et conférences, auxquelles participent plus de 450 intervenants, ainsi que 87 lauréats de prix scientifiques internationaux.

Le sommet aborde notamment les thèmes de la gouvernance mondiale, le développement durable, la prospérité économique, les transformations urbaines et démographiques, et les opportunités futures liées aux technologies et à l’innovation. L’événement comprend également 25 forums internationaux, plus de 45 réunions ministérielles et de haut niveau, ainsi que la publication de 36 rapports stratégiques préparés avec des think tanks et institutions académiques.

Dans le cadre du sommet, le Premier ministre Nawaf Salam est arrivé lundi à Dubaï. Il a été accueilli par le ministre émirati de la Santé, Abdelrahman ben Mohammed el-Owais, ainsi que par l’ambassadeur du Liban à Abou Dhabi, Tarek Mneimé, et l’ambassadeur des Émirats à Beyrouth, Fahd el-Kaabi.

«Nous avons œuvré à rétablir la décision de paix et de guerre, preuve en est que, pour la première fois depuis 1969, l’État, à travers l’armée, exerce un contrôle opérationnel total sur le sud du pays. Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entraîner le pays dans une nouvelle aventure», a déclaré M. Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah. La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté «très cher» au Liban et «personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre», a-t-il ajouté. «La souveraineté et la réforme sont indissociables et constituent deux nécessités fondamentales pour sauver le Liban», a-t-il dit, appelant les pays arabes à participer à la conférence de soutien aux forces de sécurité libanaises prévue le 5 mars à Paris;

Parallèlement, le ministre libanais de l’Information, Paul Morcos, s’est rendu à Doha pour participer à la troisième édition du Web Summit Qatar 2026, centrée sur les technologies numériques. Il interviendra lors d’une session sur «Democracy Under Pressure», consacrée à la lutte contre la désinformation et à la promotion de l’information fiable dans le contexte de l’intelligence artificielle.

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