Beyrouth et Damas signent un accord judiciaire pour le transfert de condamnés syriens
Le Liban et la Syrie concluent un accord relatif au transfert, vers leur pays d'origine, des condamnés syriens dans les geôles libanaises. ©Al-Markazia

Le Liban et la Syrie ont conclu, vendredi matin, l’accord portant sur le transfert de détenus syriens condamnés dans les prisons libanaises vers leur pays d’origine afin qu’ils y purgent le reste de leur peine.

Cet accord judiciaire, précédemment adopté en Conseil des ministres, ouvre la voie au transfert progressif de plus de 260 de prisonniers syriens condamnés, dans un contexte de surpopulation carcérale aiguë au Liban et de relance de la coopération judiciaire entre Beyrouth et Damas.

Dans une allocution prononcée à l’issue de la signature de l’accord, le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri, a déclaré que ce texte constitue «une première étape» dans le traitement global du dossier des prisonniers syriens. Il a précisé qu’un second accord devrait être signé ultérieurement avec les autorités syriennes et concernera cette fois les personnes en détention provisoire.

«Tout ce qui est bénéfique pour le Liban l’est aussi pour la Syrie, et inversement», a-t-il affirmé, soulignant que l’entente conclue est le fruit de près de quatre mois d’efforts et l’expression d’une volonté politique commune visant à instaurer des relations bilatérales fondées sur la confiance et le respect mutuel. Il a également indiqué que l’accord reflète une position libanaise consensuelle et bénéficie du soutien du président de la République. Il s’est, par ailleurs, dit confiant quant à des avancées rapides dans d’autres dossiers judiciaires entre les deux pays.

De son côté, le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais, a salué «une étape importante sur la voie de la justice» grâce au règlement de la situation des Syriens condamnés au Liban. Il a indiqué que Damas travaillait à l’élaboration d’un calendrier pour traiter le cas des détenus non concernés par l’accord actuel, dans le respect des cadres juridiques en vigueur.

Le ministre syrien a également mis en avant le rôle du système judiciaire libanais dans ce processus et a estimé que l’accord conclu illustre la profondeur des relations entre Beyrouth et Damas, ainsi que la volonté des deux parties de les renforcer. Il a enfin réitéré l’engagement de son pays à poursuivre la coopération bilatérale dans ce dossier sensible.

 

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