Milan se pare de glamour: lancement de la Fashion Week automne-hiver 2026-2027
(ARCHIVES) Des mannequins présentent des créations lors du défilé de Giorgio Armani dans le cadre de la Fashion Week Femme Automne-Hiver 2025 à Milan, le 2 mars 2025. ©Piero Cruciatti / AFP

Milan reprend son rôle de capitale mondiale du glamour avec le lancement ce mardi de la Fashion Week automne-hiver 2026-2027. Plus de 50 défilés réunissant les maisons italiennes emblématiques, dont Dolce & Gabbana, Prada et Fendi, vont se succéder jusqu’au 2 mars. La semaine rendra également hommage aux créateurs récemment disparus, Giorgio Armani et Valentino Garavani, et s’inscrit dans un contexte économique délicat pour le secteur du luxe. Entre mode et grands événements sportifs, la ville du nord de l’Italie connaît un rayonnement international exceptionnel.

Le monde de la mode fait son retour à Milan cette semaine, ramenant le glamour des podiums dans la grande ville du nord de l’Italie quelques heures après le départ des athlètes et spectateurs des Jeux olympiques d'hiver.

Des centaines d’acheteurs et de journalistes vont déferler sur la capitale de la mode à partir de mardi pour la Fashion Week automne-hiver 2026-2027 et ses plus de 50 défilés des plus grands noms du luxe italien, parmi lesquels Dolce & Gabbana, Prada et Giorgio Armani.

Ces défilés prévus jusqu’au 2 mars arrivent à un «moment de visibilité extraordinaire pour Milan», entre les Jeux olympiques de Milan Cortina 2026 et les Jeux paralympiques, a déclaré le maire Giuseppe Sala aux journalistes plus tôt ce mois-ci.

Les aficionados de la mode attendent avec impatience la première collection de Maria Grazia Chiuri, créatrice chevronnée passée par Dior et Valentino, pour Fendi, la maison de luxe romaine où elle a débuté sa carrière il y a 35 ans, aujourd’hui propriété du géant français LVMH.

Tous les regards se tourneront aussi vers le podium de Gucci pour voir si les silhouettes inaugurales présentées par le nouveau directeur artistique Demna Gvasalia, anciennement chez Balenciaga, seront suffisamment convaincantes pour aider à renverser une longue période de déclin des ventes au sein de la marque phare de Kering.

Les festivités de la semaine offriront une distraction bienvenue face à la myriade de défis auxquels est confrontée l’industrie du luxe, qui lutte contre un ralentissement mondial de la demande depuis deux ans, alimenté par une inflation élevée, des turbulences économiques et des incertitudes géopolitiques.

L’avertissement lancé le mois dernier par le PDG de LVMH, Bernard Arnault, selon lequel «2026 ne sera pas simple non plus», illustre la difficulté d’un redressement du secteur.

La présidente de la Chambre nationale de la mode italienne, Carla Capasa, a déclaré à la presse ce mois-ci que le chiffre d’affaires de l’industrie de la mode en Italie ne devrait augmenter que de 1% en 2026.

Le secteur a également été récemment endeuillé par la disparition de deux créateurs légendaires, qui ont exercé une influence considérable sur le monde de la mode et incarné l’art de la couture italienne.

Giorgio Armani, 91 ans, est décédé en septembre, et Valentino Garavani, plus connu sous le simple nom de Valentino, est mort en janvier à l’âge de 93 ans.

Vert, blanc, rouge

À Milan, le 6 février, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d'hiver a rendu hommage à Armani, dont la marque Emporio Armani habille les athlètes olympiques italiens depuis 2012.

De longilignes mannequins, vêtus de costumes de satin verts, blancs et rouges, ont défilé sur scène en trois rangs, reproduisant le motif du drapeau tricolore italien.

Le top model italien Vittoria Ceretti a elle porté le drapeau tricolore vêtue d’une robe blanche à col montant signée Armani, qui rappelait celle portée par Carla Bruni lors des derniers Jeux olympiques d’hiver organisés par l’Italie, à Turin en 2006.

La communication officielle de la Fashion Week de Milan surfe elle aussi sur la fièvre olympique, avec des affiches montrant des mannequins au regard sombre dans un paysage alpin, portant des patins à glace, skis et autres équipements sportifs vintage provenant du Musée olympique de Lausanne, en Suisse.

Si les JO d’hiver devaient rapporter 320 millions d'euros de chiffre d'affaires à Milan, la Fashion Week de février génère généralement autour de 200 millions d’euros, selon Alessia Cappello, conseillère municipale dans la capitale économique italienne.

«Les deux événements s’influencent mutuellement. Certains viennent pour la mode et restent pour les Jeux olympiques, ou inversement», a-t-elle souligné.

Par Alexandria SAGE / AFP

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