Proposition de loi pour protéger les mineurs en ligne
©Ici Beyrouth

Le député Tony Frangié a présenté une proposition de loi visant à interdire l’usage des réseaux sociaux aux enfants de moins de 14 ans. Cette initiative intervient dans le contexte de montée des risques numériques menaçant les enfants, à savoir le cyberharcèlement, l’exploitation de contenus et la dépendance aux plateformes. 

Cette proposition a suscité un large débat sur l’équilibre entre protection et libertés individuelles, ainsi que sur les limites de l’intervention de l’État dans la sphère numérique.

Interrogé par Lebanon Debate, l’avocat Jean-Paul Frangié a estimé que l’adoption d’un tel texte par le Parlement «ne constituerait pas une simple mesure réglementaire, mais une étape fondatrice destinée à limiter l’exploitation numérique des enfants, à lutter contre le cyberharcèlement et l’addiction aux contenus violents ou inappropriés, tout en protégeant les données personnelles des mineurs».

Selon lui, la proposition s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux du Liban, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, qui impose aux États de protéger les enfants contre les dangers numériques. «Cette orientation place le Liban dans un cadre juridique conforme aux standards internationaux en vigueur», souligne-t-il.

L’avocat insiste toutefois sur la nécessité d’une mise en œuvre concertée. «L’application d’une telle loi exigera une coopération étroite entre les autorités publiques, le secteur privé, les établissements scolaires et les parents, afin d’assurer une exécution efficace et pragmatique du texte», précise-t-il.

Pour Jean-Paul Frangié, l’adoption de cette législation contribuerait à poser les bases d’un environnement numérique plus sûr pour les jeunes générations et constituerait une avancée significative dans la protection des enfants face aux défis croissants de l’ère digitale.

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