Le groupe irakien Kataëb Hezbollah annonce la mort d'un commandant dans une frappe
Dans un Irak pro-iranien, les Kataëb Hezbollah demandent à leurs combattants de se tenir prêts à un conflit long et éprouvant. Ici, des membres de ces brigades pendant les funérailles d'un de leurs combattants, le 2 mars 2026, tué par des frappes israélo-américaines, à Bagdad. © AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Le groupe irakien pro-iranien Kataeb Hezbollah a annoncé jeudi que l’un de ses commandants avait été tué la veille dans une frappe dans le sud de l’Irak.

Ahmad al-Hamidawi, le secrétaire général de cette faction armée, a déploré dans un communiqué la perte d’un «grand commandant», Ali Hussein al-Freiji, qui avait rejoint le mouvement il y a plus de deux décennies.

Deux sources au sein de la faction avaient indiqué mercredi à l’AFP qu’une frappe avait visé un véhicule près de la principale base du groupe dans le sud de l’Irak, tuant deux combattants.

Le bilan est ensuite monté à trois morts, dont le commandant.

L’une des sources a décrit l’attaque comme une «frappe sioniste-américaine».

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des frappes contre des groupes irakiens pro-iraniens ont tué 15 combattants, principalement des membres du Kataëb Hezbollah.

Plusieurs groupes armés soutenus par l’Iran – connus sous le nom de Résistance islamique en Irak, dont fait également partie Kataëb Hezbollah – ont déclaré qu’ils ne resteraient pas neutres après l’offensive contre l’Iran, et ont revendiqué des dizaines d’attaques de drones contre des bases américaines.

Jeudi, ces groupes ont averti les pays européens de ne pas entrer dans la guerre, menaçant leurs «forces et bases en Irak et dans la région».

L’agence de presse irakienne INA a par ailleurs indiqué que les forces de sécurité avaient saisi deux roquettes et une rampe de lancement dans la province méridionale de Bassora, installées pour viser un pays voisin.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire