Des établissements bancaires et de conseil évacuent leurs bureaux à Dubaï après des menaces iraniennes
Le Dubai International Financial Centre (DIFC), «The Gate», photographié le 10 juillet 2008, est le premier bâtiment (achevé en 2004) du quartier financier de Dubaï, situé près des Emirates Towers sur la Sheikh Zayed Road. Haut de 15 étages, «The Gate» est le bâtiment emblématique du DIFC, qui s’étend sur 110 acres. ©Marwan Naamani / AFP

Le géant bancaire américain Citi et les cabinets de conseil britanniques Deloitte et PwC ont évacué ou fermé mercredi leurs bureaux à Dubaï (Emirats arabes unis), après des menaces de Téhéran.

L'armée iranienne avait dit plus tôt mercredi vouloir frapper «les centres économiques et les banques» dans la région du Golfe, en représailles à une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran, appelant les habitants de la région à ne pas s'approcher à moins d'un kilomètre de banques.

Les employés de Citi ont été priés par leur direction de quitter les bureaux situés dans le centre financier de Dubaï (DIFC) et dans le quartier de Oud Metha, en raison de «préoccupations accrues en matière de sécurité», a indiqué à l'AFP une source bancaire sous couvert d'anonymat.

La société de conseil britannique Deloitte a également demandé à son personnel d'évacuer mercredi après-midi ses locaux de Dubaï, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, qui a également souhaité rester anonyme en raison de la sensibilité du sujet.

Les bureaux en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats et au Koweït du cabinet d'audit et de conseil britannique PwC seront fermés «par précaution» pour le reste de la semaine, a par ailleurs indiqué une source proche du dossier, également sous couvert d'anonymat.

Les employés de deux autres entreprises situées à DIFC ont également dit à l'AFP avoir été évacués par précaution.

Les monarchies du Golfe, riches en hydrocarbures, sont ciblées par des attaques de l'Iran, en représailles aux attaques des États-Unis et d'Israël lancées le 28 février contre la République islamique.

Plus tôt mercredi, deux drones sont tombés près de l'aéroport de Dubaï, blessant quatre personnes - deux ressortissants ghanéens, un bangladais et un indien, mais le trafic n'a pas été affecté, ont annoncé les autorités de l'émirat du Golfe.

Le conseiller du président émirati, Anwar Gargash, a déclaré mercredi que l'Iran «ment lorsqu'il affirme cibler des bases américaines dans le Golfe», en dénonçant sur X les attaques menées sur «des infrastructures civiles (...) sans considération pour les civils et les innocents».

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire