Le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé que le Liban ne reculera pas sur la nécessité de «reprendre la décision de guerre et de paix» et de mettre fin à ce qu’il a qualifié de «nouvelle aventure d’escalade», qui n’a apporté selon lui que davantage de victimes, de destructions et de déplacements.
Lors d’une conférence de presse tenue au Grand Sérail, jeudi, alors que Beyrouth, sa banlieue sud, le Sud et la Békaa sont visés par des bombardements, il a rappelé que plus de dix jours se sont écoulés depuis le début d’une guerre «que le Liban n’a pas voulue». Le chef du gouvernement a indiqué que les autorités poursuivent leurs efforts diplomatiques «jour et nuit» pour obtenir un cessez-le-feu, évoquant également l’initiative du président Joseph Aoun visant à lancer des négociations afin de sortir le pays de la crise.
Nawaf Salam a par ailleurs souligné que les Libanais aspirent à voir l’armée exercer pleinement son rôle dans le déploiement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Il a dénoncé un communiqué diffusé au nom des «officiers nationaux», le qualifiant de texte «suspect et éloigné de tout patriotisme», estimant qu’il menace l’unité et le rôle national de l’armée.
Le Premier ministre a également mis en garde contre la propagation de fausses informations et de rumeurs dans les médias et sur les réseaux sociaux, condamnant les discours de haine, la violence verbale et l’incitation confessionnelle.
S’adressant enfin aux centaines de milliers de déplacés du Sud, de la Békaa et de la banlieue sud de Beyrouth, contraints de quitter leurs maisons pour chercher refuge, il a assuré que «tout le Liban est votre maison et l’État est à vos côtés». Il a précisé que des centres d’hébergement ont été ouverts et préparés dans plusieurs régions, tout en reconnaissant que ces mesures ne peuvent remplacer les maisons et les terres abandonnées.
Le chef du gouvernement a conclu en remerciant les pays frères et amis qui ont envoyé une aide humanitaire pour soutenir le Liban dans cette crise.



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