Israël annonce avoir tué un autre chef de la milice du Bassidj
Des membres des forces paramilitaires iraniennes (Basij) défilent avec des armes et leur drapeau national lors d'un rassemblement anti-israélien à Téhéran, le 10 janvier 2025. ©AFP

L'armée israélienne a affirmé vendredi avoir tué lors d'une frappe à Téhéran le chef des renseignements de la milice paramilitaire des Bassidj, selon un communiqué.

«Esmail Ahmadi, qui occupait le poste de chef de la direction du renseignement du Bassidj, a été éliminé» dans la nuit du 16 au 17 mars, précise le communiqué, lors de la frappe qui a visé une réunion sous une tente de plusieurs commandants de cette organisation paramilitaire et tué son chef, le général Gholamreza Soleimani.

«Dans ses fonctions, Ahmadi a joué un rôle central dans la promotion et la mise en œuvre d'activités terroristes menées par les forces du Bassidj. Il était en outre chargé, au nom des Gardiens de la Révolution, de faire respecter l'ordre public et les valeurs du régime», a affirmé l'armée israélienne.

Il a aussi tenu «un rôle clé» dans la répression des dernières manifestations en Iran, qui ont fait des milliers de morts, toujours selon l'armée.

L'armée israélienne a par ailleurs confirmé la mort du porte-parole des Gardiens de la Révolution iraniens, Ali-Mohammad Naïni, tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans un bombardement.

Son «martyr» avait été annoncé un peu plus tôt dans la journée depuis Téhéran sur le site internet des Gardiens Sepah News, qui a condamné «une lâche attaque terroriste criminelle perpétrée par le camp américano-sioniste à l'aube».

Depuis le début des bombardements israélo-américains en Iran, Israël affirme avoir tué des dizaines de commandants et divers responsables de l'appareil sécuritaire iranien.

Via les réseaux sociaux notamment, et des comptes clairement identifiés comme liés aux renseignements extérieurs du Mossad, Israël sollicite et tente de recruter des Iraniens ordinaires, témoins des allées et venues des responsables sécuritaires.

L'armée israélienne a diffusé par ailleurs plusieurs vidéos de frappes sur des points de contrôle, des regroupements, tentes et autres postes dissimulés de ce qu'elle présente comme des miliciens Bassidj.

Jeudi, le compte officiel du Mossad en persan sur X a accusé, dans une vidéo générée par l'intelligence artificielle, les «forces répressives du régime» de se cacher désormais dans des mosquées, «transformées en dépôts d'armes et centres de commandement».

AFP

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