Le pétrole baisse, espoir renouvelé d'un accord entre États-Unis et Iran
Vue de la raffinerie Marathon Petroleum à Carson (Los Angeles), en Californie, le 25 avril 2020, après la chute historique du prix du pétrole brut en territoire négatif le 20 avril,2026. ©Robyn Beck / AFP

Les cours du pétrole sont en baisse mardi avec un regain d'optimisme sur le marché quant à une résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump ayant affirmé que la diplomatie menait «les derniers efforts».

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 2,33% à 92,05 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, tombait de 2,71% à 88,83 dollars.

«Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord», a affirmé le président américain, évoquant un délai de «deux à trois jours» pour que cet accord soit conclu.

Si les frappes directes entre Israël et l'Iran ont cessé lundi, le cessez-le-feu reste pourtant fragile.

L'Iran a indiqué qu'en cas de «poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant» seraient menées.

Or l'armée israélienne a appelé mardi les habitants de la ville de Tyr et de ses environs, dans le sud du Liban, à évacuer, en prévision de frappes contre le mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran.

Mais pour l'instant, «le marché pétrolier parie de nouveau sur une résolution rapide», souligne Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

La tendance baissière des cours peut aussi s'expliquer par un recul «de 29% sur un an et une chute de 50% par rapport au niveau du début de l'année» des importations de pétrole de la Chine, explique l'analyste.

La stratégie du pays d'utiliser ses très importantes réserves pour éviter d'acheter au prix fort est le facteur le plus important dans l'équilibrage du marché au cours des trois derniers mois, selon M. Rasmussen.

Cependant, la clé pour le marché pétrolier reste la réouverture du détroit d'Ormuz, sans laquelle il y a «un plancher pour le prix du pétrole» qui limite sa baisse, estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

AFP

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