Le dollar en légère hausse dans un marché des changes peu animé
Le dollar en hausse modérée, dans un marché ralenti par le week-end pascal et les tensions internationales. ©Ici Beyrouth

Toujours porté par les tensions au Moyen-Orient, le dollar grappillait un peu de terrain vendredi dans un marché marqué par de faibles volumes d'échanges avant le weekend pascal.

Vers 18H30 GMT, le billet vert glanait 0,17% face à la monnaie unique européenne, à 1,1520 dollar pour un euro, et prenait 0,22% face à la devise britannique, à 1,3197 dollar pour une livre sterling.

«Le dollar américain évolue dans une fourchette assez stable» alors que plusieurs pays «ont suspendu leurs activités boursières à l'occasion du Vendredi saint», remarquent les analystes de Monex USA.

«Le rythme habituel de transactions ne reviendra pas avant mardi», soit après le lundi de Pâques, prévient auprès de l'AFP Marc Chandler, de Bannockburn Global Forex.

Selon l'analyste, les cambistes présents sur le marché continuent toutefois de surveiller la situation au Moyen-Orient.

Et les risques d'escalade continuent de pousser le dollar, valeur refuge par excellence.

Comme depuis le début du conflit, les données macroéconomiques du jour n'ont pas eu d'influence majeure sur les cours.

Selon les chiffres publiés vendredi par le ministère américain du Travail (BLS), les États-Unis ont créé 178.000 emplois en mars après en avoir détruit presque autant le mois précédent.

Les marchés s'attendaient à nettement moins de créations d'emplois (environ 59.000 selon le consensus publié par MarketWach).

Le taux de chômage, lui, a légèrement reflué à 4,3%.

En temps normal, de telles données auraient pu renforcer les perspectives de baisses de taux de la banque centrale américaine (Fed), et donc peser sur la monnaie américaine.

«Mais compte tenu de la menace de guerre et de l'incertitude qui règne, il y a peu de chances que la Réserve fédérale modifie ses taux» dans un avenir proche, note M. Chandler, notamment face à l'inflation.

Le conflit, qui se traduit notamment par une envolée des prix à la pompe, est parti pour augmenter les coûts de production des entreprises, décourager quelque peu la consommation et peser sur la croissance et donc l'emploi, selon les économistes.

AFP

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