Netanyahou déclare que la trêve ne marque «pas la fin de la campagne» contre l'Iran
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’exprime lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 19 mars 2026. ©Ronen Zvulun / Pool / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé mercredi que la campagne militaire contre le Hezbollah au Liban se poursuivrait, précisant que ce front n’était pas concerné par le cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l’Iran.

«Nous continuons de le frapper avec force», a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël avait infligé au Hezbollah «son coup le plus dur depuis l’opération des bipeurs», en frappant cent cibles en dix minutes.

Il a également affirmé qu’Israël avait créé des «zones de sécurité» au-delà de ses frontières, notamment au Liban, en Syrie et à Gaza.

Dans le même temps, Benjamin Netanyahou a assuré qu’Israël restait prêt à affronter l’Iran malgré la trêve en vigueur.

«Soyons clairs: nous avons encore des objectifs à atteindre et nous y parviendrons, soit par un accord, soit en reprenant les combats», a-t-il déclaré dans une allocution télévisée.

«Nous sommes prêts à retourner au combat à tout moment nécessaire. Notre doigt reste sur la gâchette. Ce n’est pas la fin de la campagne, mais une étape vers la réalisation de tous nos objectifs.»

«L’Iran entame cette pause affaibli, plus faible que jamais», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a également défendu la trêve de deux semaines conclue entre Washington et Téhéran, affirmant qu’elle avait été mise en place «en pleine coordination» avec Israël.

«Non, nous n’avons pas été pris par surprise à la dernière minute», a-t-il insisté.

Ses déclarations interviennent alors que le principal chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, a qualifié la trêve de «désastre diplomatique», estimant que le gouvernement n’avait pas atteint ses objectifs.

Benjamin Netanyahou avait fixé comme objectif central de la guerre l’élimination, ou au moins une forte dégradation, du programme nucléaire iranien, qu’il considère comme une «menace existentielle» pour Israël.

Il a également évoqué la volonté d’affaiblir les capacités de missiles balistiques de l’Iran, de fragiliser le régime et de réduire son influence régionale via ses alliés.

Les résultats de la guerre

Dans son allocution, il a détaillé les résultats revendiqués par Israël.

«Nous avons détruit non seulement les missiles existants, mais aussi les usines qui les produisent. L’Iran utilise désormais ce qu’il lui reste, et ces stocks diminuent progressivement», a-t-il affirmé.

«Nous avons gravement endommagé le programme nucléaire iranien, en détruisant des infrastructures clés et des installations de centrifugeuses», a-t-il ajouté, précisant qu’Israël veillerait à ce que l’uranium enrichi soit retiré d’Iran.

Il a également affirmé que les réseaux financiers et industriels des Gardiens de la Révolution avaient été «paralysés», et que des infrastructures stratégiques comme les aciéries, les complexes pétrochimiques et les réseaux de transport avaient été touchés.

«Nous avons porté un coup sévère à l’appareil de répression du régime. Nous avons éliminé des milliers de ses agents et démontré que nous pouvions les atteindre partout», a-t-il poursuivi.

Enfin, Benjamin Netanyahou a salué la coopération avec les États-Unis.

«Ensemble, nous avons lancé une opération historique, la plus importante que le Moyen-Orient ait jamais connue», a-t-il déclaré, qualifiant ce partenariat d’«inédit».

AFP

 

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