L'Iran menace de répliquer après le «massacre brutal» à Beyrouth
Une photographie fournie par la présidence iranienne le 22 septembre 2019 montre des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) défilant lors de la parade militaire annuelle de la «Semaine de la Défense sacrée», marquant l’anniversaire du déclenchement de la guerre Iran-Irak (1980-1988), à Téhéran. ©Présidence iranienne / AFP

   

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé mercredi de riposter si Israël ne cessait pas ses attaques au Liban, où des frappes ont fait plus de cent morts.

«Quelques heures seulement après l'accord de cessez-le-feu, le régime sioniste (...) a déclenché un massacre brutal à Beyrouth. Nous adressons un avertissement ferme» aux États-Unis et à leur allié, ont déclaré les Gardiens, armée idéologique de la République islamique, dans un communiqué relayé par la télévision d'État.

«Si les agressions contre le cher Liban ne cessent pas immédiatement, nous remplirons notre devoir et répliquerons», ont-ils ajouté.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a jugé mercredi «déraisonnable» le cessez-le-feu et des négociations avec les États-Unis, affirmant que trois des dix principes énoncés par son pays comme base de la trêve avaient déjà été «violés».

Dans un message sur X, M. Ghalibaf, l'un des plus hauts responsables iraniens, a mentionné la poursuite des hostilités par Israël au Liban, l'entrée d'un drone dans l'espace aérien iranien mercredi et le refus de Washington d'autoriser l'Iran à enrichir de l'uranium.

La «base viable pour négocier» décrite par le président américain Donald Trump lors de l'annonce de la trêve mardi soir, «a été ouvertement et clairement violée, avant même que les négociations commencent», a souligné M. Ghalibaf, en ajoutant que «dans une telle situation, un cessez-le-feu bilatéral ou des négociations sont déraisonnables».

AFP

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