Le gouvernement interdit les armes de groupes non-étatiques à Beyrouth
Le gouvernement a décidé jeudi d'interdire à Beyrouth les armes de groupes non-étatiques. ©Présidence libanaise

Le gouvernement libanais a décidé jeudi d'interdire à Beyrouth les armes de groupes non-étatiques, au lendemain de frappes meurtrières sur la capitale de l'armée israélienne.

«Par souci pour la sécurité des citoyens», le gouvernement «demande à l'armée et aux forces de sécurité d'étendre immédiatement le contrôle (...) de l'État sur la région de Beyrouth et d'y limiter le port des armes aux seules forces légales», a annoncé le Premier ministre Nawaf Salam.

Le gouvernement a décidé en outre de «soumettre une plainte urgente au Conseil de sécurité de l'ONU concernant l’escalade (mercredi) des agressions israéliennes contre le Liban, (...) notamment dans la capitale Beyrouth, entraînant un grand nombre de victimes civiles».

En amont de la séance du Conseil des ministres, qui s’est tenue jeudi au Palais de Baabda, le président Joseph Aoun a souligné l’épuisement face aux simples déclarations de condamnation et l’importance que le cessez-le-feu inclue le Liban, comme cela a été le cas entre les États-Unis et l’Iran, afin de permettre des négociations effectives. Il a insisté sur la nécessité que seul l’État libanais négocie et qu’aucune partie tierce n’agisse en son nom, car le Liban dispose des moyens et de la légitimité pour défendre ses intérêts.

Il reconnu la solidarité des ministères et des forces de sécurité, ainsi que des organisations internationales et partenaires, pour contenir les conséquences des frappes  israélienne, notamment dans les domaines de la santé, l’évacuation, les secours et le déblaiement. Plusieurs membres des forces de secours ont payé de leur vie dans l’exercice de leur devoir.

Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a présenté le bilan provisoire des frappes : 203 morts, 33 disparus et 1.072 blessés. Il a également rappelé que les efforts diplomatiques internationaux se poursuivent pour obtenir un cessez-le-feu, et que le Liban doit être inclus dans tout accord de cessation des hostilités.

Les deux ministres relevant de ce parti se sont opposés à la décision du gouvernement, a indiqué Paul Morcos.

Avant la séance, le président Aoun et le Premier ministre Salam avaient tenu des consultations internes et Salam avait rencontré le président du Parlement Nabih Berry pour discuter des mesures à prendre. La séance a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes des frappes israéliennes.

Le gouvernement a également réaffirmé que le Liban ne doit pas être utilisé comme terrain ou monnaie d’échange dans des négociations internationales, et que toutes les actions visant à protéger le pays et ses citoyens continueront sans relâche.

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