Le Hezbollah a démenti dimanche tout lien avec une cellule que le ministère syrien de l'Intérieur accusait de planifier «une attaque» contre «une personnalité religieuse» non identifiée à Damas, assurant ne mener «aucune activité» en Syrie.
Le ministère syrien de l'Intérieur avait annoncé samedi que ses forces de sécurité avaient arrêté une femme en train de déposer «un engin explosif devant la maison d'une personnalité religieuse» près d'une église dans le quartier de Bab Touma à Damas.
Les forces de sécurité ont désamorcé l'engin et arrêté cinq personnes, avait ajouté le ministère, qui avait indiqué que selon les premiers éléments de l'enquête, «la cellule était liée au Hezbollah libanais».
Le mouvement pro-iranien a démenti «les allégations fausses et fabriquées de toutes pièces du ministère de l'Intérieur».
Le Hezbollah a affirmé n'avoir «aucune activité, aucun lien ni aucune relation avec aucun parti en Syrie, et n'avoir aucune présence sur le sol syrien», mentionnant son «souci pour la sécurité, la stabilité et la sûreté de la Syrie et de son peuple dans toute sa diversité».
La formation chiite a appelé les autorités syriennes «à mener une enquête approfondie avant de lancer des accusations sans preuve», accusant aussi «la présence de services de renseignement» sur le sol syrien «cherchant à attiser les tensions entre le Liban et la Syrie».
Le Hezbollah a joué un rôle crucial lors de la guerre civile en Syrie, se battant aux côtés de l'armée du dictateur déchu Bachar al-Assad pendant une décennie. Le mouvement contrôlait alors plusieurs régions à la frontière libano-syrienne.
Sous le pouvoir d'Assad, la Syrie faisait partie de l'alliance dite «axe de la résistance» mise en place par l'Iran contre Israël, et a facilité les transferts d'armes et d'argent de l'Iran au Hezbollah.
Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé le régime d'Assad fin 2024, ont rejeté l'influence iranienne et sont hostiles au groupe libanais.
En février, la Syrie avait annoncé avoir démantelé une cellule responsable de récentes attaques visant le quartier de Mazzeh à Damas, et avait affirmé que les armes provenaient du Hezbollah, qui avait nié toute implication.
AFP



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