Liban–Israël : vers un second round à Washington, selon Israel Hayom
Un nouveau round de négociations serait prévu entre le Liban et Israël, à Washington sur fond d’assouplissement libanais. ©Al-Markazia

Un nouveau cycle de négociations directes entre le Liban et Israël devrait se tenir dès la semaine prochaine à Washington, selon des sources diplomatiques israéliennes et américaines citées par Israel Hayom. Cette réunion, qui constituerait le deuxième round de discussions, doit permettre de définir les principaux axes de négociation, en priorité la délimitation des frontières ainsi que les volets économiques et civils d’un éventuel accord.

Dans ce contexte, Israel Hayom rapporte que le Liban aurait, à ce stade, renoncé à exiger un retrait immédiat de l’armée israélienne du sud du pays.

Un cadre de discussion encore limité

Selon le quotidien, la question du Hezbollah et de son désarmement ne devrait être abordée qu’en toile de fond lors de cette étape, même si elle fait déjà l’objet de discussions au plus haut niveau politique. Toute avancée concrète resterait conditionnée à une baisse de l’intensité des combats dans les jours à venir.

Lors de la précédente réunion qui s’est tenue à Washington, le 15 avril dernier, les États-Unis auraient proposé, toujours selon Israel Hayom, plusieurs options visant à réduire les hostilités afin de créer un climat propice aux négociations. L’une des pistes évoquées consisterait à revenir au schéma de frappes en vigueur avant le déclenchement de la guerre, conformément à l’accord de novembre 2024, tout en maintenant des opérations dans le sud du Liban.

Retrait israélien et désarmement du Hezbollah

Selon le quotidien, Israël exclut à ce stade tout retrait militaire du Liban-Sud. L’État hébreu lie explicitement cette question au désarmement du Hezbollah et à l’instauration d’un cessez-le-feu total.

Dans l’intervalle, l’armée israélienne entend poursuivre ses opérations contre les cibles qu’elle considère comme des menaces immédiates, y compris en profondeur sur le territoire libanais, et maintenir une liberté d’action totale au sud du fleuve Litani.

De son côté, le Liban met l’accent sur la protection des infrastructures civiles et demande qu’Israël s’abstienne d’en viser sur l’ensemble du territoire. Une requête à laquelle Israël répond, selon Israel Hayom, que les frappes visent exclusivement des infrastructures liées aux activités du Hezbollah.

Vers un accord plus large ?

Selon les sources citées par Israel Hayom, les négociations pourraient progressivement s’intensifier et s’élever au niveau politique supérieur, avec pour objectif à terme un accord global entre les deux pays — voire un accord de paix — dont la mise en œuvre resterait toutefois conditionnée à un affaiblissement du Hezbollah.

En toile de fond, la crise économique profonde que traverse le Liban depuis plus de treize ans pèse lourdement. Un accord avec Israël, combiné à un recul de l’influence du Hezbollah, pourrait favoriser un retour des investissements internationaux, comme souligné par le quotidien. Les pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, soutiendraient ces discussions en coulisses et pourraient participer à la reconstruction du pays.

Par ailleurs, le Premier ministre Benjamin Netanyahou devrait s'entretenir avec le président libanais Joseph Aoun, tandis que le Liban officiel dit ne «pas être au courant»

 

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