Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré lors d’une interview accordée à Fox News que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël constitue une situation «très particulière», précisant que les deux pays ne sont pas en guerre, et que le conflit concerne principalement le Hezbollah.
Selon lui, «le problème d’Israël n’est pas avec le Liban, mais avec le Hezbollah à l’intérieur du Liban», ajoutant qu’Israël n’a «aucune revendication territoriale sur le Liban». Il a affirmé que les deux pays souhaitent la paix et que le Hezbollah est également considéré comme un problème au Liban même.
Il a indiqué que les efforts en cours visent à consolider le cessez-le-feu, tout en reconnaissant qu’Israël conserve le droit de se défendre contre une attaque imminente ou en cours du Hezbollah. Il a également souligné que des opérations défensives pourraient continuer dans le cadre de l’accord.
Marco Rubio a précisé que l’objectif à long terme est de permettre aux forces armées libanaises de disposer des capacités nécessaires pour «aller chercher, désarmer et démanteler le Hezbollah à l’intérieur du pays», afin qu’Israël n’ait pas à intervenir directement.
Interrogé sur des frappes israéliennes récentes contre des positions du Hezbollah au Liban, il a indiqué que les États-Unis étaient «informés qu’elles allaient avoir lieu». Il a estimé que si le Hezbollah s’apprête à lancer des attaques, Israël a le droit d’agir de manière préventive, qualifiant ces actions de «mesures défensives».
Il a également affirmé que le Hezbollah continue de mener des attaques visant à perturber les discussions, tout en critiquant la couverture médiatique internationale, qu’il juge déséquilibrée, estimant qu’elle se concentre davantage sur les réponses israéliennes que sur les attaques du Hezbollah.
Marco Rubio a indiqué que les États-Unis ont demandé à Israël de faire preuve de mesure et de proportionnalité dans ses réponses, estimant que cela semble être le cas jusqu’à présent.
Concernant une éventuelle adhésion du Liban aux accords d’Abraham, il a estimé que le moment n’est pas encore venu, tout en qualifiant cette perspective de «prometteuse». Il a affirmé qu’il n’existe pas, selon lui, de conflit libano-israélien au sens strict, mais uniquement un conflit avec le Hezbollah, qu’il a décrit comme une force agissant au nom de l’Iran et causant «souffrance et destruction» au Liban.
Il a ajouté que la solution passe par un État libanais unifié disposant d’une seule armée, appelant à renforcer les institutions officielles libanaises.
Enfin, interrogé sur l’hypothèse d’une zone tampon israélienne permanente au Liban, il a répondu que ce n’est pas l’objectif d’Israël. Il a affirmé que la solution idéale serait un État libanais fort et une armée libanaise capable de démanteler le Hezbollah et de prévenir toute attaque.
Il a conclu en soulignant que les deux gouvernements, libanais et israélien, partagent, selon lui, le même objectif: la paix et la disparition du Hezbollah en tant que force militaire.



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